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Spitz allemand

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Sommaire
  1. (Haut)
  2. Noms et terminologie
  3. Origine et histoire ancienne
  4. Chien de ferme et types régionaux
  5. Clubs, registres et création de la race moderne
  6. Développement des variétés de taille et de couleur
  7. Histoire dans les autres pays
    1. Autriche
    2. Suisse
    3. Royaume-Uni
    4. France
    5. États-Unis
    6. Japon
    7. Les Pays-Bas et le keeshond
    8. République tchèque
    9. Pays nordiques et pays baltes
  8. Description
  9. Variétés
  10. Tempérament
  11. Utilisations et activités
  12. Entretien et toilettage
  13. Santé
  14. Statut de conservation et population
  15. Statut juridique aux Pays-Bas
  16. La race dans la culture
  17. Races apparentées
  18. Références
Spitz allemand
Spitz allemand
Autres nomsDeutscher Spitz ; Deutsche Spitze ; Spitz allemand
OrigineAllemagne (Europe centrale)
Classification FCIGroupe 5 (Chiens de type spitz et de type primitif), section 4 (Spitz européens), standard no 97, sans épreuve de travail
VariétésWolfsspitz/Keeshond ; Großspitz (grand) ; Mittelspitz (moyen) ; Kleinspitz (petit) ; Zwergspitz/loulou de Poméranie (nain)
Taille18 à 55 cm selon la variété (Wolfsspitz 49 ± 6 cm ; Großspitz 45 ± 5 cm ou 46 ± 4 cm ; Mittelspitz 35 ± 5 cm ou 34 ± 4 cm ; Kleinspitz 27 ± 3 cm ou 26 ± 3 cm ; Zwergspitz 21 ± 3 cm ou 20 ± 2 cm)
PoidsProportionnel à la taille de la variété ; environ 2 à 22 kg au total
PoilPoil double : poil de couverture long, droit et écarté avec un sous-poil court, épais et semblable à du coton ; collerette en forme de crinière et queue en panache
CouleurBlanc, noir, marron, orange, gris-loup (ou gris ombragé), crème, crème charbonné, orange charbonné, noir et feu, et pluricolore, selon la variété

Le Spitz allemand (en allemand : Deutscher Spitz, au pluriel Deutsche Spitze) est une race de chien de type spitz originaire d'Allemagne. La Fédération cynologique internationale reconnaît cinq variétés de taille : le grand spitz loup ou keeshond, le grand spitz (Großspitz), le spitz moyen (Mittelspitz), le petit spitz (Kleinspitz) et le nain spitz (Zwergspitz), largement connu sous le nom de loulou de Poméranie.[1][3][4] Historiquement gardés comme chiens de garde de ferme et compagnons, tous les types partagent une construction carrée, des oreilles dressées et un poil double doté d'une abondante collerette autour du cou.[1][3][4][5][6][8][9][15]

Noms et terminologie

Le nom allemand du groupe de races est Deutscher Spitz, ou au pluriel Deutsche Spitze. Les différentes variétés sont connues sous les noms de Wolfsspitz (également ulvespitz, spitz-loup, ou keeshond dans les régions non germanophones), Großspitz (grand spitz), Mittelspitz (spitz moyen), Kleinspitz (petit spitz) et Zwergspitz (spitz nain), ce dernier étant également appelé Pommer, Pommeraner ou loulou de Poméranie. En malais, on les appelle spits serigala, spits besar, spits sederhana, spits kecil et spits kerdil.[1][2]

Au Moyen Âge, le concept de « spitz » n'existait pas encore ; le petit chien de garde rural de ce type était appelé mistbella, « celui qui aboie sur le fumier ». Le mot Spitz apparaît pour la première fois dans la région du Bas-Rhin dans le fameux règlement de maison du comte Eberhard von Sayn, daté d'environ 1450, dans lequel il interdit à ses domestiques de s'insulter en se traitant de Spitzhundt. On peut en conclure qu'à l'époque le spitz n'était pas très bien considéré ; même à l'époque moderne, les spitz aboyeurs ont été comparés à des femmes acariâtres. En vieil haut allemand, spiz signifiait un sommet ou un pic de montagne et spizza une pointe, un pic, une épine ou une colline ; ce nom faisait référence aux oreilles pointues du chien, à sa tête en forme de coin et à son museau effilé. Les vagabonds itinérants trouvaient indésirables les excellentes qualités de gardien de la race, et c'est de là que leur langue secrète, le rotwelsch, a tiré le mot Spitzel, signifiant « espion » ou « mouchard ».[8][13]

Johann Georg Krünitz a mentionné le spitz dans son Oekonomische Enzyklopädie en 1773, l'année même où Carl Linné a utilisé pour la première fois le terme de loulou de Poméranie ; la race n'a été nommée « spitz » que par Schreber en 1778, bien que tous les termes de l'époque désignaient effectivement le loulou de Poméranie (canis pomeranus). Le Britannique Pennant a utilisé la forme anglaise « Pomeranian dog » pour la première fois en 1781, et Bechstein a décrit le spitz en 1793 dans son Getreue Abbildungen naturhistorischer Gegenstände. Buffon a décrit un « chien loup » en 1772, que Sydenham Edwards a nommé en 1800 le loulou de Poméranie ou « chien-renard » ; une description similaire apparaît dans le Sportsman's Cabinet de 1804. À cette époque, la couleur la plus commune était le crème ou le jaune-blanc pâle avec un sous-poil plus clair ; les spitz blancs et noirs étaient également mentionnés, et les sujets pluricolores constituaient une variante plus rare. Dans une description française publiée par Gayot en 1867, le spitz blanc est appelé « chien loup d'Alsace » pour le distinguer du « chien de Pomeranie » de couleur louvée.[8]

Le nom le plus ancien du Spitz allemand est loulou de Poméranie, mais bien que la Poméranie apparaisse de manière répétée dans l'histoire de la race, tous les spitz allemands n'en provenaient pas. La Poméranie était avant tout célèbre pour l'élevage de superbes spitz blancs, tandis que les Kleinspitz noirs étaient appelés en conséquence Mannheimer. Un chien de berger principalement blanc originaire de la région était connu dans la littérature jusqu'à une époque récente sous le nom de Pommerscher Hütespitz ; il y était très répandu au début du XVIIIe siècle, ce qui a accrédité l'idée que les spitz de berger blancs trouvaient leur origine en Poméranie. Dans son Naturgeschichte der Stubentiere, Bechstein divisait le spitz en plusieurs sous-groupes : le chien de maison ou spitz (Heidehund, loulou de Poméranie), le spitz à poils courts, le spitz renard (Wiesbadener Spitz) et le chien loup (le spitz blanc). À cette période, le chien aujourd'hui appelé Spitz allemand était connu entre autres sous le nom de « chien loup » ; c'était la race la plus commune et on la trouvait dans tous les villages de campagne, en particulier en Thuringe. Dans la littérature plus ancienne, il apparaît également sous le nom de Heidehund ou Haidehund ; il est incertain si cela fait référence à une vieille tradition concernant son origine ou aux gens du voyage qu'il accompagnait, qui étaient appelés Heiden ou Haiden et gardaient un chien de type spitz connu sous le nom de Haidhund.[8]

Origine et histoire ancienne

Le juge d'exposition Kull a soutenu que le Spitz allemand est la plus ancienne race de chien d'Allemagne et qu'elle a évolué depuis l'époque des cités lacustres alpines préhistoriques jusqu'à nos jours sans élevage planifié.[9] Cette théorie remonte aux restes osseux trouvés par Rütimeyer dans les zones de pilotis du sud de l'Allemagne et de la Suisse, sur la base desquels les passionnés de la race estiment que le chien remonte à au moins 3000 av. J.-C..[8] La forme ancestrale est considérée comme étant l'ancien « chien des tourbières » (Torfhund) ou « spitz des tourbières » (Torfspitz), en latin Canis familiaris palustris Rütimeyer, et le standard de la FCI, le club national de race russe, les sources tchèques, slovaques, lituaniennes, hongroises et serbes décrivent toutes le Spitz allemand comme le descendant de ce chien de l'âge de pierre et du spitz ultérieur des cités lacustres, ainsi que comme la race la plus ancienne d'Europe centrale et l'ancêtre de nombreuses autres races.[1][15][40]

La seule personne qui a réellement étudié le chien des tourbières n'était cependant pas Rütimeyer, mais le professeur bernois Theophil Studer. Selon lui, les sites néolithiques de cités lacustres ont révélé plusieurs types de chiens différents qui se distinguaient les uns des autres tant par leur taille que par leur morphologie ; le plus commun était un animal assez petit ressemblant à un spitz de taille moyenne par sa taille et sa forme. Pour cette raison, le terme Torfhund de Rütimeyer a été remplacé par Torfspitz, et aux yeux des chercheurs, il est devenu le premier chien de race en Europe. Studer, qui a dressé un arbre généalogique des races de chiens en 1901, a désigné le chien des tourbières comme la race ancestrale de tous les spitz, pinschers et terriers actuels. Cet arbre a été vivement critiqué, car les races anciennes ne peuvent être distinguées les unes des autres sur la base des crânes que jusqu'à un certain point limité ; une étude plus approfondie a montré que le crâne et le squelette du Spitz allemand moderne et du chien des tourbières sont en fait assez différents, et leurs caractéristiques génétiques ne sont pas assez similaires pour que les deux puissent être considérés comme équivalents.[8]

Les sources allemandes, suédoises et norvégiennes posent la question plus brutalement : la théorie selon laquelle la famille des spitz descend du chien des tourbières préhistorique est aujourd'hui considérée comme obsolète, et bien que l'anatomie du Spitz allemand ressemble aux découvertes d'ossements du chien des tourbières de l'âge de pierre, la recherche moderne en ADN a montré qu'il n'y a aucune preuve d'une ligne de descente directe.[21][23] L'édition norvégienne ajoute qu'il est probablement plus exact de dire que la race est apparue en Europe continentale plutôt qu'en Allemagne seule, et que le type de chien est indéniablement ancien même si le type et la race sont deux choses différentes. Il a été supposé que la race partage son origine avec les races de spitz nordiques, parmi lesquelles le samoyède, qui est probablement l'un de ses premiers ancêtres ; cela est soutenu par une étude génétique publiée dans Science le 21 mai 2004, qui a également montré une contribution substantielle d'au moins une autre race, apparemment de type berger, sans l'identifier.[18][20]

Malgré tout, le Spitz allemand est incontestablement d'origine ancienne, non pas strictement en tant que race, mais en tant que type de race. Il s'est développé sous une forme primitive partout où des chiens ont été gardés, et possède une histoire plus longue que la plupart des autres races. Le chien aujourd'hui appelé Spitz allemand a émergé comme un concept concret dans la Grèce antique, où des pièces de monnaie et des vases représentent des spitz de l'époque ; ils ressemblaient tellement aux spitz modernes, avec des oreilles dressées, une queue s'enroulant sur le dos et un pelage assez long, et étaient représentés dans des situations suggérant un rôle de compagnon, qu'ils seraient probablement qualifiés de spitz aujourd'hui. La queue enroulée s'est donc développée à un stade très précoce. L'ancien chien pompéien de la mosaïque cave canem correspondait probablement à un spitz.[8] Les sources françaises retracent également ce type dans l'Antiquité et dans une miniature des Très Riches Heures du duc de Berry au Moyen Âge, et suggèrent que le type originel était proche du spitz-loup actuel.[16]

Selon une théorie, ou plutôt un mythe, les racines du Spitz allemand se trouvent dans le nord. Ludwig Beckmann pensait que le spitz venait de Scandinavie, se répandant d'abord dans les pays baltes et de là en Poméranie ; il n'a cependant pas mesuré les nettes différences entre le Spitz allemand et le spitz nordique, ce dernier ayant été utilisé pour la chasse tandis que le premier ne montre aucun instinct de chasse. Richard Strebel, en revanche, croyait que le spitz venait du centre de l'Allemagne et s'était répandu à la fois vers le nord et vers le sud. L'explication la plus probable est qu'il existait dans l'hémisphère nord un prototype de base largement distribué du spitz, à partir duquel des variantes locales se sont développées au fil des siècles, ce qui expliquerait les caractéristiques extérieures similaires des différentes races de spitz.[8] Plusieurs autres éditions répètent le récit populaire selon lequel des chiens de type spitz ont été amenés en Allemagne et aux Pays-Bas par les Vikings et descendent de spitz de berger arctiques ou scandinaves à poil épais qui étaient également les ancêtres communs du samoyède, du spitz finlandais et du chien de berger suédois (Lapphund suédois), ces chiens s'étant répandus à travers l'Europe du Nord et jusqu'en Grande-Bretagne pendant le Moyen Âge.[6][31][39]

Au Moyen Âge, le spitz était l'une des races les plus répandues et on le trouvait pratiquement partout en Europe septentrionale et centrale. Malgré cette popularité, il était considéré comme le chien du peuple, raison pour laquelle il n'a presque jamais été représenté dans l'art de l'époque. En Allemagne, la chasse était réservée à la noblesse, et si les roturiers possédaient des chiens propres à la chasse, ceux-ci devaient être rendus impropres à cette fin, par exemple en leur attachant un gros bâton de bois autour du cou ; c'est pourquoi un spitz allemand sans tendances à la chasse a été développé. Après la guerre de Trente Ans, il n'y a pratiquement plus aucune référence aux chiens ; on peut supposer que la quasi-totalité des chiens a péri, et que ceux qui ont survécu ont probablement fini en nourriture.[8]

Chien de ferme et types régionaux

Le Spitz allemand est resté le chien des gens du peuple dans toute l'Allemagne jusqu'au XXe siècle. Il a assisté les agriculteurs, les charretiers, les commerçants et les gens de rivière, pour qui il représentait un avertisseur de cambrioleur, un compagnon fiable, un camarade de jeu pour les enfants, un conducteur de vaches, un gardien d'oies et un tueur de rats. Traditionnellement, les chiens blancs étaient utilisés comme gardiens de troupeaux pour que les loups ne les distinguent pas du bétail, tandis que les chiens sombres étaient utilisés comme gardiens de cour pour que les voleurs ne puissent pas les repérer dans l'obscurité de la nuit.[8] À l'origine, il n'y avait que deux variétés de taille, gross et klein.[10]

Le Kleinspitz, également connu sous le nom de spitz de Mannheim (Mannheimer Spitz), était élevé principalement dans le sud de l'Allemagne, le Großspitz dans la région de la Rhénanie et en Westphalie, et le Wolfsspitz dans la Forêt-Noire et en Westphalie. Le Großspitz noir était particulièrement courant dans les régions viticoles du sud de l'Allemagne, où il gardait la ferme le jour et le vignoble la nuit, contre les gens ainsi que contre les oiseaux et les prédateurs, d'où le nom de Weinbergspitz. Le Großspitz blanc servait le plus souvent de gardien de ferme et de conducteur de moutons, sa couleur permettant au fermier de le distinguer plus facilement d'un loup la nuit et à distance ; le Wolfsspitz était également utilisé à l'origine comme gardien de troupeau et chien de garde de ferme.[8] Les sources suédoises rapportent de même que les chiens blancs ont été les premiers à devenir à la mode dans les cercles de la haute société, tandis que les noirs proviendraient du Wurtemberg, où ils étaient utilisés dans les vignobles.[30]

Vers 1886-1891, le Großspitz, en blanc, jaunâtre, de couleur louvée et noir, se trouvait encore souvent à garder les charrettes. Selon Jean Bungartz, le spitz était autrefois la race la plus commune dans les régions de Düsseldorf, Cologne et Aix-la-Chapelle, dont 75 pour cent étaient gris-loup, et pourtant déjà à son époque, en 1884, il était difficile de trouver un excellent spécimen de race pure typique. Bien que le spitz européen fût distribué sur une vaste zone de Saint-Pétersbourg à l'Italie et que peu de races fussent alors aussi répandues, le nombre d'éleveurs est resté très faible pendant longtemps.[8] À l'exposition canine de Munich en 1895, le juge Kull a fait remarquer qu'il avait vu de nombreux excellents représentants de la race en se promenant dans le Wurtemberg mais qu'il n'avait pas vu un spécimen splendide lors d'une exposition depuis des années, et a critiqué les juges pour avoir récompensé des chiens qui ressemblaient à un spitz « seulement à partir de 100 mètres ».[9]

Clubs, registres et création de la race moderne

À la fin du XIXe siècle, les spitz de grande taille étaient couverts par la société Phylax, qui s'occupait de standardiser le « chien de berger allemand », car dans de nombreux endroits ils étaient gardés comme chiens de berger, tandis que les petits spitz étaient classés sous des organisations de chiens d'agrément. En 1899, le Verein für Deutsche Spitze a été fondé à l'initiative de Charles Kammerer de Vienne. Un registre séparé pour le spitz a suivi, et en 1900 les premières caractéristiques de la race ont été enregistrées ; une brochure sur le spitz a été publiée en 1905 et le magazine d'élevage du club à partir de 1908. À partir de 1900, il y a eu des juges spéciaux qui n'évaluaient que les spitz allemands, bien qu'à cette époque ils dussent également appartenir à l'organisation officielle de la race. Les effectifs étaient faibles et ont chuté encore plus fortement après la Première Guerre mondiale.[9][27]

À la fin du XIXe siècle, pratiquement n'importe quel aubergiste pouvait organiser une exposition canine sur sa propre terrasse : l'organisateur facturait de petits frais d'entrée et quelqu'un était choisi pour juger les chiens et distribuer des prix. Cette pratique a provoqué un tel tollé que les règles d'exposition ont commencé à être fixées de manière plus détaillée. En 1878, une organisation pour l'élevage de chiens de race pure a été fondée, sur laquelle s'appuyaient les clubs qui n'avaient pas leur propre registre ; les délégués de cinq associations se sont réunis et la Delegierten Commission a été créée, laquelle a fondé le premier registre d'élevage allemand, copie conforme de celui du Kennel Club anglais. Par crainte que les races anglaises ne soient favorisées par rapport aux races allemandes, des clubs canins allemands ont fondé leur propre organisation en 1906, le Kartell der stammbuchführenden Spezialklubs für Jagd- und Nutzhunde ; il tenait son propre registre, et la plupart des organisations de spitz allemands y ont adhéré en 1910. En pratique, le Kartell a été le précurseur du Kennel Club allemand, le Verband für das Deutsche Hundewesen (VDH).[9]

En 1910, pas moins de sept organisations de race distinctes pour le Spitz allemand avaient été créées, chacune organisant ses propres expositions : le Verein für Deutsche Spitze (Elberfeld), le Deutscher Spitzer-Klub (Franc-sur-Main), le Schoßhundklub Berlin, l'Erste Mannheimer Zwergspitz- und Schoßhund-Klub, la Vereinigung für Züchter und Liebhaber Deutscher Spitze (Franc-sur-Main), l'Erster Württembergischer Schoßhund-Klub Stuttgart E.V. et le Schoßhundklub Ludwigshafen a. Rhein. Durant les premières années du Kartell, ses organisations membres ne reconnaissaient que trois variétés : le Wolfsspitz (d'au moins 45 cm), le Großer Spitz (d'environ 40 cm) et le Kleiner Spitz (d'au plus 28 cm). Lors des « journées du Kartell » de 1920, le Verein für Deutsche Spitze a finalement obtenu les droits d'enregistrement pour tous les spitz allemands, et la même année, l'assemblée générale a inclus l'éducation de chiens guides parmi les objectifs du club.[9]

Sous le national-socialisme, la réorganisation des clubs canins s'est déroulée rapidement. En 1933, toutes les organisations canines tenant un registre, y compris le Kartell, devaient être dissoutes, et en 1935, les organisations sans registre furent également interdites ; la Delegierten Commission, le Kartell et le Verband von Vereinen zur Prüfung von Gebrauchshunden zur Jagd furent fusionnés au sein du Reichsverband für das Deutsche Hundewesen, et les clubs de race furent renommés Fachschaften et subordonnés à celui-ci. La dernière assemblée générale du Verein für Deutsche Spitze avant la Seconde Guerre mondiale s'est tenue à Cologne en avril 1936. À partir de janvier 1939, le vétérinaire Dr Miller a édité le magazine Der Deutsche Spitz ; il a œuvré sans relâche pour l'avenir du Großspitz blanc, marron et noir et a également encouragé l'introduction du Wolfsspitz comme chien de service de la police et de l'armée.[9]

Développement des variétés de taille et de couleur

Lors de l'assemblée du club de 1902, les premiers changements apportés aux caractéristiques de race précédemment définies ont été décidés : le mot « gris » a été supprimé de la définition du Wolfsspitz, puisqu'il n'y avait plus de Wolfsspitz gris séparés mais uniquement des Wolfsspitz, et toute couleur autre que le gris, par exemple le marron précédemment autorisé, a été interdite. À partir de 1905, il a été décidé d'élever le spitz plus grand, selon le principe « plus c'est grand, mieux c'est » tant que le type général ne souffrait pas ; le Wolfsspitz a été défini comme mesurant au moins 45 cm et le Großspitz au moins 40 cm de haut. Auparavant, le Großspitz avait été défini comme mesurant 27 à 40 cm, ce qui correspondait principalement au Mittelspitz d'aujourd'hui, qui n'existait pas encore officiellement ; pas plus tard qu'en 1955, une proposition de classe de taille pour le Mittelspitz a été rejetée. Lors d'une réunion en juillet 1906, Carl Wolfsholz a proposé que le rouge-renard, le marron et le bleu soient acceptés comme couleurs, mais aussi que les sujets tachés parmi les grands spitz soient rejetés comme défauts de couleur ; il a alors été décidé d'accepter toutes les variétés de couleur, y compris le pluricolore, et toutes les tailles, de sorte que les chiens de 27 à 39 cm pouvaient dès lors être présentés et classés, bien qu'ils concourussent dans la même catégorie que le Großspitz.[9]

Le Wolfsspitz s'est toujours clairement distingué des autres spitz allemands par sa taille, sa couleur et certaines autres caractéristiques, et beaucoup pensent qu'il est la variété la plus ancienne de la race. La brochure de 1905 décrivait comment le Wolfsspitz devait différer du Großspitz, outre la taille, principalement par la forme du crâne, bien qu'à l'avenir une forme de tête uniforme, le soi-disant « tête de Wolfsspitz », dût être recherchée pour les deux.[9] En 1922, le terme Zwergspitz a été abandonné, et jusqu'en 1974, la plus petite variété fut le Kleinspitz, avec alors une hauteur maximale de 26 cm. En 1933, les mots « plus c'est petit, mieux c'est, mais sans être estropié » furent supprimés du standard de la race. Lors de la 24e assemblée générale, tenue à Cologne en 1936, le représentant du club, le Dr Manger, a exprimé son inquiétude quant au fait que les Wolfsspitz étaient élevés trop grands et les Kleinspitz trop petits, car ils perdraient non seulement leur type mais aussi leur tempérament caractéristique, un avis généralement partagé lors de la réunion ; il a également été noté que les Großspitz noirs et blancs avaient décliné tant en qualité qu'en nombre au cours des dernières années.[9]

Même avant l'existence de standards officiels, l'attention était accordée à des points tels que la plénitude de la collerette et la densité de la queue. Une construction carrée a toujours été considérée comme importante, et les chiens allongés étaient classés comme impropres à la reproduction. Un crâne rond et bombé était à l'origine privilégié, ce qui n'est plus le cas, et les chiens à crâne plat, à l'exception du Wolfsspitz, étaient rejetés comme non typiques. La couleur variait grandement : blanc, crème, jaune doré, rouge-renard, marron, bleu, grisâtre, noir ou tacheté et pluricolore. Chez le Großspitz, cependant, l'élevage s'est déjà concentré sur le blanc, le marron, le noir et le grisâtre, car ces couleurs étaient liées à ses tâches traditionnelles.[9]

Lors de la première assemblée annuelle d'après-guerre à Cologne en septembre 1947, l'âge de reproduction minimal des mâles a été porté à 15 mois pour le Kleinspitz et à 18 mois pour le Großspitz ; il a été décidé que toutes les couleurs étaient autorisées, seuls les chiens unicolores présentant des taches blanches sur le front, la poitrine et les pattes étant rejetés, et les livres généalogiques ont été fermés. Le responsable du livre généalogique, le Dr Heller, a décrit les variations de couleur du Großspitz marron comme étant brun rouille, marron à taches jaunes, brun cannelle, jaune ambré, taché de marron, taché de roux et marron, orange crème et crème marron, seuls deux des chiens enregistrés étant consignés comme véritablement « marron ». Le magazine a également discuté de l'évaluation du mordant ; le prix Aron vom Dörfle avait été attribué au chien le plus mordant ou le plus dur de la race, et le Dr Heller a reçu d'innombrables lettres exigeant que la dureté et la fermeté de caractère, et non la morphologie seule, soient utilisées comme critères de sélection. À peu près à la même époque, le club de spitz de Brunswick a passé une annonce dans le journal local pour rassembler des passionnés ; 45 personnes sont venues et presque toutes ont souhaité adhérer, beaucoup possédant des spitz sans pedigree ni papiers d'enregistrement, certains perdus pendant la guerre et d'autres nés non enregistrés, mais le club ne pouvait pas les enregistrer car les livres généalogiques étaient fermés.[9]

Lors de la réunion de la FCI d'avril 1955, il a été décidé que le Spitz allemand serait jugé selon le standard de race allemand dans tous les pays membres de la FCI. En 1958, il a été statué que les différentes couleurs ne pouvaient plus être croisées entre elles, la seule exception étant les croisements entre le Großspitz noir et le Wolfsspitz, et la catégorie « autres couleurs » a été abandonnée, ce qui a entraîné une baisse marquée des chiens pluricolores et tachés ; dès lors, seules les couleurs unies blanc, orange, marron, gris et noir ont été autorisées dans toutes les variétés. Le but était d'empêcher la dilution croissante de certaines couleurs, mais particulièrement au vu de la population déjà restreinte de Großspitz, cela est allé trop loin. En 1965, le Großspitz et le Wolfsspitz ont été séparés et les croisements entre eux n'ont plus été autorisés ; jusqu'alors, des Wolfsspitz pouvaient naître dans des portées de Großspitz et vice-versa, les deux variétés ayant encore été croisées relativement souvent aux alentours de la Seconde Guerre mondiale. La nouvelle restriction a poussé le Großspitz au bord de l'extinction, le Wolfsspitz ne pouvant plus être utilisé dans son élevage.[9]

Une deuxième raison du déclin radical des effectifs de Großspitz fut un dressage incompétent et un manque de compréhension du tempérament typique du spitz. En 1968 en Suisse, un seul des rares Großspitz du pays mourut de mort naturelle, tous les autres ayant été abattus ; le chien blanc Guido von der Norisschanze fut euthanasié à la demande de son propriétaire car il avait commencé à pincer dans des situations où il avait peur en raison d'une mauvaise socialisation, tandis que Flora von der Norisschanze et son fils furent euthanasiés parce que leur propriétaire entrait à l'hôpital pour une longue période.[9]

En 1969, la variété Mittelspitz a été officiellement acceptée, car pendant des décennies il n'y avait eu aucune classe de taille officielle dans la fourchette de 28 à 40 cm au garrot. La reconnaissance avait auparavant échoué pour des raisons financières : une quatrième variété aurait nécessité un total de 40 classes dans les expositions canines, les couleurs étant jugées séparément, et le vainqueur de chaque classe recevait un prix en argent, ce que le club ne pouvait pas se permettre. La nouvelle classe de taille s'appliquait uniquement aux Kleinspitz trop grands et non aux Groß- et Wolfsspitz trop petits, qui étaient exclus de l'élevage du Mittelspitz ; seuls des Mittelspitz ont été utilisés, leurs chiots ont été enregistrés comme Kleinspitz, et ils n'ont été transférés dans la catégorie Mittelspitz que s'ils étaient encore trop grands pour les Kleinspitz, une pratique maintenue pendant six générations.[9]

Entre 1969 et 1979, le Spitz allemand a été déplacé à plusieurs reprises entre le groupe 2 de la FCI, qui comprenait alors les chiens de berger, de garde et de défense, et le groupe 9, les chiens d'agrément et de compagnie. En 1969, le Kennel Club allemand a dû définir un groupe unique pour toutes les variétés en raison des règles d'exposition de la FCI et a transmis la question au club de race, dont le comité a décidé en juillet 1969 que la race était mieux placée dans le groupe des chiens d'agrément et de compagnie, au motif entre autres qu'elle servait de compagnon depuis les temps anciens. Les éleveurs et les passionnés ont été consternés, et en raison du conflit, une réunion en mai 1970 a décidé de replacer la race dans le groupe 2 ; à cette époque, elle comprenait quatre variétés, le Großspitz dans toutes les couleurs, le Wolfsspitz, le Mittelspitz dans toutes les couleurs et le Kleinspitz dans toutes les couleurs. Après des années de litige, la race s'est néanmoins retrouvée à nouveau dans le groupe des chiens d'agrément, ce qui a conduit à remettre en question ses qualités de travail. Enfin, en 1990, le cynologue suisse Dr Hans Räber a créé le groupe 5 de la FCI, regroupant les types spitz et primitifs, dans lequel la race a été placée depuis lors.[9]

Le nom Zwergspitz, abandonné en 1922, a été rétabli en 1974 afin que le loulou de Poméranie puisse être inclus dans le standard du Spitz allemand. Le changement a été effectué sans décision de l'assemblée générale du club, par une simple décision du conseil d'administration, probablement sous la pression du Kennel Club allemand, et a eu pour conséquence l'extension du standard de la FCI pour couvrir la variété Zwergspitz ou loulou de Poméranie. Le club s'est vite rendu compte que le type étranger du loulou de Poméranie ne répondait pas aux exigences de couleur du Spitz allemand de race pure et que la forme de sa tête et son tempérament differaient de ceux du Zwergspitz allemand ; un port de queue haut non typique, une tête de pomme, un museau court et des mâchoires courtes constituaient également des défauts typiques des chiens importés. Certains sujets importés étaient incapables de se reproduire à dix-huit mois et de nombreuses lices ont dû subir des césariennes. Pour ces raisons, une demande a été formulée en 1987 pour enregistrer le loulou de Poméranie comme une race de spitz à part entière, ce qui en pratique l'aurait classé comme une race étrangère séparée à la manière du Volpino Italiano ou du Spitz japonais, mais la commission mise en place à cet effet n'a pas pu se mettre d'accord. Comme alternative, le comité a proposé de fusionner le Zwergspitz et le Kleinspitz en une seule variété pour élargir leur patrimoine génétique, une proposition rejetée par la plupart des éleveurs et passionnés lors de l'assemblée générale de 1990.[9]

En 1994, le keeshond a été incorporé dans le standard du Wolfsspitz. Le club de race du Spitz allemand s'opposait à un standard distinct pour le keeshond, la FCI a donc décidé que le keeshond devait être hébergé au sein de la définition du Wolfsspitz. Le club n'en était pas heureux non plus, considérant le keeshond purement comme un chien d'exposition et le strict opposé de l'ancienne race de travail qu'était le Wolfsspitz. Son comité a reçu des lettres de Suède et de Finlande exigeant qu'il accepte que le Wolfsspitz n'existait qu'en Europe centrale et qu'ailleurs dans le monde, ces chiens étaient des keeshonden. À l'initiative d'éleveurs et de clubs de race nordiques, le keeshond devait être répertorié par la FCI comme une race néerlandaise existant aux côtés du Wolfsspitz, mais l'organisation néerlandaise des spitz, directement concernée, n'a pas été informée du tout. Un standard avait déjà été rédigé pour le keeshond, mais l'ensemble du projet a été interrompu et des représentants des diverses organisations se sont rencontrés pour trouver un compromis acceptable pour tous. Les principales raisons de la FCI pour un standard commun étaient la similarité des types idéaux du Wolfsspitz et du keeshond ainsi que leur étroite parenté, puisqu'ils possédaient un cheptel ancestral commun et avaient fréquemment été croisés au cours de l'histoire. En conséquence, la hauteur maximale du Wolfsspitz a été abaissée de 2 cm, passant de 60 à 58 cm, et la tête légèrement plus ronde du keeshond a été incluse dans le standard aux côtés de la tête semblable à celle d'un renard typique du Wolfsspitz.[9][12]

La combinaison d'un élevage basé sur la pureté des couleurs imposée en 1958, la séparation du Wolfsspitz et du Großspitz en 1965, la création de la classe Mittelspitz en 1969 et de la classe Zwergspitz en 1974, ainsi que l'interdiction de croiser les tailles introduite en 1974, ont encore réduit le pool génétique déjà très limité du Großspitz. Dès les années 1970, la variété était presque éteinte et les derniers chiens restants ne pouvaient se reproduire qu'à travers un haut degré de consanguinité : quelque 30 chiens par an étaient encore enregistrés dans les années 1950 et 1960, mais en 1973, un seul chiot a été enregistré, et les enregistrements ne sont revenus à plus de 30 par an qu'à la fin des années 1980 avant de retomber à environ 20 à la fin du siècle. Entre 1997 et 1999, pas un seul Großspitz noir n'a été enregistré en Allemagne. En 1994, la dernière portée de Großspitz marron est née dans l'élevage von der Kesterburg, après quoi le Großspitz marron est devenu pratiquement éteint ; les chiens marrons ne sont réapparus qu'en 2007 grâce à des retrempes et restent assez rares.[9]

Un élevage en particulier, celui de Willy Wintzheimer, von der Norisschanze, est devenu célèbre pour avoir fait revivre le Großspitz blanc et a réussi à attirer l'attention du public sur cette variété. Il a élevé des Großspitz inhabituellement grands, dont l'un a été pris par un juge néerlandais lors de l'exposition internationale d'Utrecht pour un croisement entre un samoyède et un spitz allemand et a failli être disqualifié, bien que le chien eût déjà remporté entre-temps le titre de vainqueur mondial. En 2002, deux lices d'American Eskimo Dog ont été importées en Allemagne depuis les États-Unis et y ont été utilisées pour l'élevage du Großspitz ; bien que d'autres races en plus du Spitz allemand se trouvent derrière l'American Eskimo Dog, les deux sujets importés ont été intégrés directement dans la population de Großspitz blancs. En 2003, une portée de Großspitz issue de la lisce blanche Buffy vom Steingarten et du mâle noir Brit z Bratislavy est née dans l'élevage von den fidelen Pfoten, la première portée de croisement de couleurs enregistrée auprès du Kennel Club allemand depuis 1958 ; elle consistait en trois mâles noirs, un mâle noir avec des marques grises et une femelle noire avec des marques blanches. Depuis 2019, les couleurs peuvent à nouveau être croisées sous certaines conditions, et le croisement des variétés de taille est de nouveau permis, principalement le Großspitz avec le Mittelspitz et le Mittelspitz avec le Kleinspitz.[9][29]

Histoire dans les autres pays

Autriche

Avant la Première Guerre mondiale, le Spitz allemand était la race de chien la plus populaire en Autriche. Il était élevé principalement en dehors des clubs canins et surtout en noir et en pluricolore. Après 1918, cependant, il a commencé à perdre du terrain au profit d'autres races, tandis qu'à peu près à la même époque commençait l'élevage systématique du Zwergspitz, l'urbanisation faisant qu'il était jugé plus facile de garder un petit chien qu'un grand. Charles Kammerer, l'un des fondateurs du Verein für Deutsche Spitze, a été un pionnier important de la race en Autriche et était connu pour ses Zwergspitz noirs de première qualité. Après sa mort et avec la Seconde Guerre mondiale, l'élevage du Spitz allemand en Autriche a subi de nombreux revers : le Großspitz a presque entièrement disparu du pays après la mort du dernier spécimen, le mâle noir G'spenti v. Gude, et le même sort a menacé le Kleinspitz, dont il ne restait qu'un seul étalon noir, et ce en provenance d'Allemagne. Mme Linhart, à la tête de l'Österreichischer Spitzclub, a finalement veillé à ce que la coopération avec les éleveurs allemands se poursuive et à ce que le Kleinspitz s'implante à nouveau en Autriche.[9]

Suisse

Au tournant du XXe siècle, le Spitz allemand est devenu comparativement populaire en Suisse, en particulier parmi les agriculteurs de montagne, et était alors communément appelé Wolfshund, « chien loup ». Jules Hoffman, président du Schweizerischer Spitzerclub, a affirmé que les agriculteurs de montagne avaient autrefois croisé leurs spitz avec des renards de montagne afin de rendre les chiens plus agressifs et plus mordants. Principalement des Großspitz et des Kleinspitz étaient élevés en Suisse à cette époque, et les deux guerres mondiales ont presque totalement mis fin à l'élevage du Spitz allemand. Après les guerres, il a fallu près de dix ans pour que les Suisses osent à nouveau faire confiance aux Allemands et reprennent la coopération avec eux.[9]

Royaume-Uni

Des loulous de Poméranie ont été exportés vers l'Angleterre dès le XVIIIe siècle et y ont progressivement évolué pour donner le loulou de Poméranie moderne.[8] Thomas Gainsborough a peint des spitz nains au XVIIIe siècle, mais c'est pendant le règne de la reine Victoria au début du XIXe siècle que le petit spitz, alors appelé loulou de Poméranie, a supplanté le carlin à la cour britannique.[17] Les sources norvégiennes décrivent le loulou de Poméranie comme une variante plus petite du Kleinspitz créée par des éleveurs britanniques au XIXe siècle et nommée d'après la Poméranie, où son origine est présumée se trouver, la reine Victoria étant créditée de l'avoir fait connaître et apprécier ; bien qu'il compte comme une race allemande, ce sont les Anglais qui ont épuré et développé ce petit chien. La recherche de chiens toujours plus petits au cours des dernières décennies a réduit davantage sa taille : autrefois, un poids d'environ 3,5 kg était habituel, alors qu'aujourd'hui environ 2 kg sont plus courants.[18] Les sources japonaises ajoutent qu'au XIXe siècle, des Mittelspitz exportés d'Allemagne en Grande-Bretagne y ont été miniaturisés et que le chien qui en est issu, le plus proche du loulou de Poméranie d'origine, porte également le nom de loulou de Poméranie victorien (Victorian Pomeranian), un nom également rapporté par l'édition persane pour le Spitz allemand qui a atteint l'Angleterre depuis la Poméranie et est devenu l'ancêtre du loulou de Poméranie moderne.[41] Le Spitz allemand a été reconnu comme race officielle par le Kennel Club du Royaume-Uni en 1984, et y est enregistré dans le groupe Utility sous les noms de German Spitz (Klein) et German Spitz (Mittel).[9]

France

La popularité du spitz en France s'est accompagnée au début du XXe siècle d'un ternissement de son image. Seule la variété nain était connue, sous le nom de loulou de Poméranie ou simplement loulou ; à Paris, il était surnommé le « chien de concierge », car chaque loge de concierge était censée avoir son loulou pour avertir de la présence d'un étranger dans l'immeuble. En France, les autres variétés de spitz ont été inscrites au Livre des Origines Français pour la première fois en 1935 pour le Mittelspitz et le Kleinspitz, en 1937 pour le spitz-loup et en 1986 pour le grand spitz.[17] Selon l'édition norvégienne, le premier club de race a été fondé en France en 1935 et le standard de la race date de 1990.[18] Au début du XXe siècle, de nombreux spitz blancs ont été exportés vers la France, où ils ont malheureusement été croisés avec le samoyède ; l'un des résultats de ces croisements, Prince LuLu, a même atteint le titre de champion de conformation français.[8]

États-Unis

Au début du XIXe siècle, des émigrants allemands ont emmené des Großspitz avec eux aux États-Unis, où l'American Eskimo Dog a été développé à partir de ceux-ci. Les American Eskimo Dogs actuels ressemblent encore assez étroitement aux spitz allemands, bien qu'ils possèdent un tempérament légèrement différent qui peut parfois inclure un instinct de chasse.[9] Les sources polonaises et suédoises indiquent également que les spitz emmenés en Amérique ont reçu le nom d'American Eskimo Dog et que la race a été croisée en retour avec le Spitz allemand pour élargir sa base génétique.[29][36] Aux États-Unis, le Spitz allemand est enregistré dans le Foundation Stock Service de l'American Kennel Club.[1]

Japon

Vers 1970, des spitz allemands ont été exportés en grande quantité vers le Japon. Dans les vieux magazines, le Spitz japonais était également appelé le « grand spitz japonais », et probablement en raison de la Seconde Guerre mondiale, le terme « spitz allemand » a été évité, ce qui explique pourquoi les Japonais ont prétendu avoir développé la race à partir du samoyède ; il est néanmoins probable que le Spitz allemand, et plus spécifiquement le Großspitz, se trouve derrière lui.[9] L'édition japonaise note que l'affirmation selon laquelle le Mittelspitz allemand était l'ancêtre du Spitz japonais comporte certaines incohérences dans la voie d'importation et que de nombreux récits concurrents existent, de sorte que l'ascendance n'est pas fermement établie. Depuis 1988, le club de race du Spitz allemand fait également office de club de race pour le Spitz japonais apparenté, et la première portée de spitz japonais d'Allemagne est née en septembre 1990 dans l'élevage von der Böhmerwies.[9] Des Mittelspitz ont été importés au Japon en 2004 et enregistrés auprès du Japan Kennel Club en 2005.[41]

Les Pays-Bas et le keeshond

Le keeshond, appelé spitz-loup ailleurs en Europe en raison de la couleur de son pelage, tire son nom du Néerlandais Cornelis (Kees) de Gyselar, qui au XVIIIe siècle s'est révolté contre la couronne néerlandaise, la maison d'Orange, et a acquis par la suite une sorte de statut de héros dans sa patrie ; il aurait eu un keeshond, ou un chien lui ressemblant, sur ses armoiries. Il a perdu sa lutte contre la couronne, ce qui aurait fait presque disparaître la « race » pendant plus de cent ans. Elle est réapparue au XIXe siècle, lorsque des programmes d'élevage ont été lancés à la fois en Hollande et en Angleterre pour la ramener sur le devant de la scène, de sorte qu'il est probablement correct de dater ces chiens en tant que race de cette période, même si les variétés ont des ancêtres remontant beaucoup plus loin dans le temps. Bien que le keeshond soit reconnu comme allemand par la FCI, il est le chien national des Pays-Bas.[18]

République tchèque

En République tchèque, le Großspitz marron n'était pas du tout présent, comme ce fut également le cas à l'étranger entre 1988 et 2003 ; un seul sujet marron est présent dans le pays depuis 2014, et en 2017 deux femelles marron y sont nées d'un accouplement expérimental entre une lice gris-loup et un mâle noir, réalisé pour élargir la base génétique très étroite de cette variété. Les variétés noire et blanche sont également menacées de disparition et les éleveurs tentent de les sauver. Deux clubs couvrent le Spitz allemand en République tchèque : le Klub chovatelů špiců, fondé en 1967, et le Klub chovatelů německých špiců, fondé en 2020. Pour qu'un chien soit admis à la reproduction, il doit subir un examen vétérinaire, un score de dysplasie de la hanche dans le cas du Wolfsspitz et du Großspitz et un examen de luxation de la rotule pour les autres variétés, tous deux par un vétérinaire agréé, et être présenté lors d'un examen d'aptitude (bonitace) à un comité composé du conseiller d'élevage, d'un juge international de conformation et d'un membre du comité du club, qui évalue si le chien est conforme au standard et exempt de défauts éliminatoires.[40]

Pays nordiques et pays baltes

Le loulou de Poméranie a atteint la Norvège avant la Première Guerre mondiale et y est un chien populaire depuis.[18] En Suède, la race est couverte par la Svenska Klubben för Tyska Spetsar et par le Keeshondringen sous l'égide de la Svenska Spets- och Urhundklubb ; le grand spitz et le spitz moyen sont traités comme des ressources génétiques animales domestiques vulnérables dans la patrie de la race depuis 2003.[29] En Finlande, le Kleinspitz a été la plus enregistrée des variétés de Spitz allemand en 2024, suivi par le Mittelspitz et le loulou de Poméranie ; le keeshond a également atteint la liste des cent races les plus populaires, contrairement à la variété la plus rare, le Großspitz.[14] En Lituanie, la race n'est pas populaire : environ vingt Kleinspitz et Zwergspitz ont été enregistrés auprès du Kennel Club lituanien selon les chiffres de 2003.

Description

Le Spitz allemand est un chien à poils longs et à pelage double de type spitz dont les cinq variétés diffèrent significativement par la taille. Le corps s'inscrit dans un carré, le rapport entre la hauteur au garrot et la longueur du corps étant de 1:1, et l'ensemble de la silhouette est adouci par une queue abondante en panache, attachée haut et portée fermement enroulée sur le dos, le couvrant en partie. Le corps est compact, avec une poitrine profonde et bien développée, un dos court et droit, une ligne du dessous légèrement remontée et des reins larges, courts et puissants ; le cou est de longueur moyenne avec une peau tendue ; les antérieurs sont d'aplomb avec une bonne ossature et l'arrière-main est très musclé et abondamment fourni de poils jusqu'au jarret, se tenon droit et parallèle ; les pieds sont petits avec des doigts serrés.[1][3][15]

La tête est de taille moyenne et en forme de coin, rappelant celle d'un renard, avec un front large et arrondi, un museau de longueur moyenne s'amenuisant vers la trufe mais non pointu, et de petites oreilles dressées, triangulaires, attachées haut et rapprochées. Les yeux sont de taille moyenne, sombres et en forme d'amande, et la truffe et les lèvres sont noires, ou marron foncé chez les chiens marrons. Les mâchoires sont bien développées avec un articulé en ciseaux ; un articulé en pince est également toléré, et chez le Mittelspitz, le Kleinspitz et le loulou de Poméranie, l'absence de certaines prémolaires est tolérée. L'édition italienne souligne que la truffe doit toujours être noire et que la dentition doit être complète et correcte.[1][15][37]

Le pelage se compose d'un poil de couverture long, droit et écarté et d'un sous-poil court, épais et semblable à du coton, et ne présente ni ondulations, ni boucles, ni aspect ébouriffé. Le poil double ne couvre pas la tête, les oreilles, l'avant des membres ni les pieds, qui portent un poil court, dense et semblable à du velours, tandis que le cou arbore une imposante collerette en forme de crinière et l'arrière-main des culottes bien développées. En hiver, le sous-poil devient dense, doux et hautement isolant, et le poil de couverture écarté donne au chien un volume considérablement plus grand qu'il n'en a réellement.[1][3][4][18][19]

La classification des couleurs de robe du Kennel Club allemand distingue le blanc, les « anciennes couleurs » marron et noir, et les « nouvelles couleurs » orange, gris ombragé et « autres couleurs » ; ce dernier terme englobe le crème, le crème charbonné, l'orange charbonné, le noir et feu, le noir et marron, le noir et argent, et le pluricolore. Les chiens pluricolores doivent avoir une couleur de fond blanche, et leurs taches doivent être uniformément de l'une des couleurs énumérées dans le standard, de préférence réparties sur tout le corps. Le chien noir doit avoir un sous-poil et une peau noirs sans marques blanches ou autres, le marron doit être marron foncé, le gris ombragé est gris argenté avec des pointes de poils noires, et le blanc doit être exempt de toute nuance jaune.[1][15]

Les défauts fréquemment observés énumérés par les sources italiennes et lituaniennes comprennent un chien trop haut sur pattes, une mauvaise démarche, un arrière-train défectueux, des défauts de dentition, la monorchidie et la cryptorchidie, une tête ne ressemblant pas à celle d'un renard, des oreilles mal portées, une truffe dépigmentée, des ongles clairs, un œil clair, des angulations excessives ou insuffisantes, un caractère timide et l'obésité ; l'édition lituanienne ajoute un crâne plat ou rond, des yeux très grands et saillants, une truffe, des lèvres et des paupières claires, une queue ne reposant pas sur le dos et un poil ondulé.[37]

Variétés

Le standard de la FCI définit cinq variétés de taille, chacune avec ses propres couleurs autorisées. Les éditions allemande et russe donnent les hauteurs suivantes : Wolfsspitz/Keeshond 49 ± 6 cm, Großspitz 45 ± 5 cm, Mittelspitz 35 ± 5 cm, Kleinspitz 27 ± 3 cm et Zwergspitz/loulou de Poméranie 21 ± 3 cm, tandis que les éditions française et tchèque, suivant une version antérieure du standard, donnent 49 ± 6 cm, 46 ± 4 cm, 34 ± 4 cm, 26 ± 3 cm et 20 ± 2 cm ; les éditions nordiques, portugaises et polonaises citent les plages correspondantes comme étant 43–55, 42–50, 30–38, 23–29 et 18–22 cm. Le poids doit uniquement correspondre à la taille de la variété.[1][3][15][32][34]

Le Wolfsspitz ou keeshond est la plus grande variété, mesurant environ 43 à 55 cm au garrot selon le standard de la race, et sa robe est gris argenté avec des ombrages noirs et un masque noir, sans marques blanches. Dans certains pays anglophones, dont le Canada, le Royaume-Uni et les États-Unis, le keeshond et le Wolfsspitz allemand sont classés comme deux races distinctes, avec des poids de l'ordre d'environ 27 à 32 kg pour le Wolfsspitz allemand et de 25 à 30 kg pour le keeshond, tandis que d'autres sources donnent 15 à 20 kg ou environ 20 kg pour la variété dans son ensemble.[1][4][32]

Le grand spitz ou Großspitz est un chien de taille moyenne pesant habituellement 17 à 18 kg, ou 15 à 20 kg selon les sources brésiliennes, et sa robe peut être blanche, noire ou marron ; les chiens noirs et marrons peuvent avoir des taches blanches sur la poitrine, les pattes et le bout de la queue. L'édition portugaise note qu'il diffère du keeshond par son pelage, et les sources allemandes le décrivent comme un excellent chien de garde de maison et de compagnie, un chien de construction compacte doté du museau pointu d'un renard et de poils de longueur moyenne, doux et denses.[1][4][5][32]

Le spitz moyen ou Mittelspitz pèse habituellement entre 7 et 12 kg environ, le texte anglais donnant 10,5 à 11,5 kg, l'infobox basée sur Fogle 11 à 12 kg, les sources polonaises 11,3 kg et les sources portugaises 5 à 10 kg, et il peut être blanc, noir, marron, orange, gris ombragé ou d'autres couleurs incluant des mélanges de celles-ci. L'édition japonaise déclare que, contrairement aux autres variétés, son poil de couverture est dur et fin tandis que le sous-poil est doux comme chez les autres, et que les chiens marrons et chocolat dotés de tour des yeux et d'une truffe de la même couleur que la robe sont particulièrement privilégiés ; elle ajoute que le Mittelspitz n'étant ni trop grand ni extrêmement petit, il est comparativement populaire au sein du groupe des spitz allemands.[1][4][34][41]

Le petit spitz (Kleinspitz) est un petit chien pesant généralement 3 à 5 kg, bien que l'infobox basée sur Fogle donne 8 à 10 kg, les sources japonaises 4 à 6 kg, les sources polonaises 3,1 kg et les sources portugaises 5 à 10 kg ; sa robe peut être blanche, noire, marron, orange, gris ombragé ou d'autres couleurs. L'édition japonaise décrit ses oreilles comme légèrement différentes en forme de celles du loulou de Poméranie moderne, arrondies mais avec une pointe effilée comme l'extrémité d'une feuille caduque.[1][4][34][41]

Le loulou de Poméranie, spitz nain ou toy (Zwergspitz) est la plus petite variété, mesurant 18 à 24 cm et pesant généralement 1,4 à 3 kg, des chiffres de 2 à 3 kg, 1,9 à 3,5 kg, 1,0 à 3,5 kg et environ 3 kg étant donnés dans d'autres éditions ; sa robe peut être blanche, noire, marron, orange, gris ombragé ou d'autres couleurs. Ces dernières années, une variante encore plus petite, le soi-disant teacup Pomeranian, pesant moins de 1,9 kg, est apparue, mais elle n'est pas reconnue comme une variété distincte par les principaux registres généalogiques.[1][4][18][32][35]

L'édition japonaise traite le groupe comme comprenant six types de taille au lieu de cinq, répertoriant un spitz toy allemand d'environ 21 cm et de 1,7 à 2 kg en pluricolore uniquement entre le Klein Spitz et le Zwerg Spitz, qui a été renommé Pomeranian. Elle note qu'il y a eu autrefois un litige sur lequel des deux devait porter le nom de Pomeranian, et que lorsque le nom a été attribué au Zwerg Spitz, l'autre chien a reçu le nom de Toy Spitz, devenant la seule variété de Spitz allemand en dehors du Wolfsspitz à posséder un nom anglais. Selon la même édition, les classifications d'experts du groupe varient et ont été données en un nombre allant jusqu'à dix ou aussi peu que quatre catégories, la FCI reconnaissant cinq variétés à l'exclusion du Toy Spitz ; la manière de combler le fossé entre le Klein Spitz et le Pomeranian n'a pas été décidée, le Toy Spitz le comblant provisoirement, et les passionnés du Toy Spitz protestent en soutenant que, le chien possédant des caractéristiques qui lui sont propres, il ne devrait être fusionné avec aucun de ses voisins.[41]

Tempérament

Le Spitz allemand est vif, en alerte, extrêmement attaché à son propriétaire et facile à dresser, et le standard de la FCI ajoute qu'il n'est ni craintif ni agressif et est dépourvu de tout instinct de chasse. Il est souvent décrit comme robuste et généralement très calme, mais aussi quelque peu indépendant et souvent un peu soupçonneux envers les étrangers ; il noue des liens solides avec son propriétaire et peut devenir légèrement jaloux si des directives claires ne lui sont pas données dès son plus jeune âge. Les types les plus grands sont souvent très courageux et peuvent se montrer entreprenants envers les étrangers et dominants envers les autres chiens, tandis que le plus petit type, le loulou de Poméranie, est un chien sûr de lui qui ne montre pas nécessairement plus de respect envers les chiens plus grands que lui.[1][3][15][18]

La race a été utilisée à de nombreuses fins différentes, mais traditionnellement avant tout comme chien de garde de ferme, et le mordant ainsi qu'une attitude méfiante envers les étrangers constituent donc des éléments essentiels de son caractère. L'élevage moderne a produit un nombre croissant de chiens qui sont trop mous et accueilleraient un cambrioleur avec joie, et certains éleveurs ont commencé à produire des sujets dotés d'un instinct de chasse, qui à cet égard constituent des représentants non typiques de la race. En dehors de l'Allemagne, la tendance est depuis longtemps à un type plus proche du chien de compagnie, une situation commentée dès 1969 par Werner Jäger, alors inspecteur d'élevage de l'organisation allemande de race, qui a déclaré que les passionnés d'autres pays trouvaient le Großspitz et le Wolfsspitz allemands trop mordants, mais qu'il fallait l'ignorer et ne pas élever des chiens mous, à l'influx nerveux faible ou « sans caractère ».[11]

Outre une taille plus grande et une couleur différente, le Wolfsspitz se distingue du Großspitz par sa construction plus compacte et son pelage différent ; le premier a un caractère plus ouvert, bien que également plus têtu, plus indépendant et plus sérieux, tandis que le second est plus mordant et plus sanguin, mais aussi plus désireux de plaire.[8][10]

Le but originel de la race était d'annoncer l'approche d'étrangers par des aboiements, de sorte que les spitz ont tendance à réagir par des aboiements bruyants aux sons non familiers, aux gens qu'ils ne connaissent pas dans la rue et lorsqu'ils ont peur. Cette qualité a valu au spitz la réputation d'être un aboyeur et l'a quelque peu discrédité, bien qu'un chien correctement éduqué puisse apprendre à n'aboyer que sur commande.[15] Les sources russes et italiennes décrivent les chiens comme très intelligents, affectueux et enthousiastes, d'excellents amis et compagnons, et notent qu'ils s'entendent bien avec les enfants et, contrairement à certaines autres races, s'adaptent bien aux environnements bruyants ; elles avertissent également que les variétés plus petites sont sujettes à l'obésité et prennent du poids extrêmement facilement, de sorte que l'alimentation requiert une attention constante.[15][38]

Utilisations et activités

Aujourd'hui, le Spitz allemand est avant tout un chien de famille populaire et secondairement un chien de travail capable pour une gamme d'activités ; depuis les temps anciens, il a traditionnellement été utilisé comme chien de ferme et il possède toujours d'excellentes qualités de chien de garde.[18] L'édition tchèque décrit la race comme très tempéramentale et donc adaptée à tout sport ou discipline canine : même les plus petits, les Zwergspitz, remportent des compétitions d'agility ou prennent part à l'obéissance classique et au dogdancing, tandis que les tailles plus grandes sont également utilisées dans le travail de recherche et de sauvetage et la course sur le leurre, les spitz obtenant beaucoup de succès dans toutes ces disciplines. Elle ajoute cependant qu'en réalité, le spitz n'a besoin de rien de tout cela pour mener une vie heureuse et qu'il est le plus heureux lorsqu'il fait ce que fait son propriétaire, de sorte qu'il peut tout aussi bien être simplement un compagnon de tous les jours.[40] L'édition lituanienne, en revanche, déclare que les spitz ne participent ni aux spectacles de cirque ni aux compétitions d'agility canine, et classe la race au vingt-troisième rang des chiens pour l'intelligence.

Les sources françaises notent que le Spitz allemand tolère facilement d'être laissé seul et convient donc bien à la vie en appartement, et l'édition persane le recommande de même pour la vie en appartement, ajoutant qu'il est actif à l'intérieur et qu'une petite cour suffit, tout en ayant besoin d'une promenade quotidienne et en accompagnant volontiers son propriétaire sur un mile ou vingt. L'édition italienne considère que les petites tailles sont des chiens de maison tandis que les plus grands peuvent vivre parfaitement bien dans un jardin.[16][38]

Entretien et toilettage

Le pelage épais demande un certain travail régulier, bien que peut-être moins qu'on ne pourrait l'attendre. Les sources tchèques décrivent le poil comme auto-nettoyant : les Zwergspitz, Kleinspitz, Mittelspitz, Großspitz et Wolfsspitz ne nécessitent aucune coupe aux ciseaux, seulement un peignage régulier, qui doit être plus fréquent pendant la mue, tandis que les soi-disant loulous de Poméranie et keeshonden requièrent effectivement un certain toilettage et un entretien du pelage très soigneux et régulier. Le standard de la FCI exige que toute coupe d'un spitz soit imperceptible.[15][40] Les sources brésiliennes déclarent qu'en dépit du poil long, la facilité d'entretien de la race a contribué à sa popularité, ne nécessitant qu'un brossage périodique et des bains mensuels, sans tonte spécifique à la race, seuls les vibrisses sur le museau et les poils sous les pieds étant égalisés ; elles ajoutent que de nombreux éleveurs considèrent qu'un chien carré, aussi haut que long, est le lulu parfait, car cela lui donne l'apparence d'une boule de fourrure.[32][33] L'édition persane recommande un brossage quotidien pour éviter que le pelage ne se feutre et conseille d'habituer le chien au toilettage dès son plus jeune âge, tandis que l'édition géorgienne note que de nombreux chiens de la race n'aiment pas se faire peigner le poil et que la race tolère mal la chaleur, s'adaptant facilement au froid et à la vie urbaine.

Santé

Le Spitz allemand est généralement doté d'une bonne santé et d'un caractère équilibré et est commode à garder.[15] Les sources tchèques donnent une espérance de vie moyenne de 13 à 15 ans et notent que les représentants de la race atteignent communément un âge vénérable par comparaison avec d'autres chiens, tandis que l'édition norvégienne donne 10 à 14 ans, l'édition géorgienne 12 à 13 ans et l'édition pendjabi occidentale 11 à 13 ans. La même source tchèque dresse la liste des affections qui touchent néanmoins ces chiens actifs plus souvent que d'autres : comme de nombreuses races plus petites, les Kleinspitz et Zwergspitz en particulier sont sujets à la luxation de la rotule ; la dysplasie du coude est une autre affection désagréable de type similaire; la race peut être encline à diverses formes d'allergies, y compris les allergies alimentaires ; les maladies oculaires ne sont pas exceptionnelles ; de nombreux chiens de la race souffrent de tartre et de problèmes de gencives, en particulier à un âge avancé ; et l'épilepsie survient plutôt rarement.[40]

Le dépistage de la dysplasie de la hanche a été introduit en Allemagne à la suite de propositions des branches bavaroise et coloniale du club de race en septembre 1981 : à partir du début de 1983, tous les Großspitz et Wolfsspitz utilisés pour la reproduction devaient avoir leurs hanches radiographiées. En avril 1983, 132 chiens avaient été examinés, et sur la base des résultats, 33 pour cent de ceux radiographiés présentaient une dysplasie de la hanche modérée ou sévère et ne pouvaient plus être utilisés pour l'élevage.[9] En République tchèque, le score de la hanche est exigé pour le Wolfsspitz et le Großspitz et l'examen de la luxation de la rotule pour les autres variétés avant qu'un chien ne puisse être admis à la reproduction.[40]

Statut de conservation et population

En 2003, le Großspitz et le Mittelspitz, ainsi que le pinscher allemand, ont été déclarés races domestiques en voie de disparition menacées d'extinction par la Société allemande pour la conservation des races d'animaux domestiques anciennes et menacées (GEH), le Großspitz étant classé comme « extrêmement menacé ».[24] Une race canine est classée comme menacée si moins de 300 chiots sont enregistrés chaque année. Presque tous les Großspitz restants sont plus ou moins apparentés les uns aux autres, et le Mittelspitz est également classé comme en danger critique d'extinction.[9] Depuis 2003, le Kennel Club suédois traite de même le grand spitz et le spitz moyen comme des ressources génétiques animales domestiques vulnérables dans la patrie de la race.[29]

Selon certaines sources, tous les spitz allemands risquent de disparaître sous leur forme originelle et chaque variété apparaît sur la liste rouge de la GEH : le Zwergspitz d'origine a en pratique été entièrement remplacé par le loulou de Poméranie et le Wolfsspitz par le keeshond. Cela est attribué aux tendances des expositions modernes qui régissent l'élevage purement sur la base de l'apparence : d'abord chaque variété commence à changer, par exemple vers un tempérament plus doux de chien de salon, après quoi l'ensemble du type de race commence à s'aplatir.[12] En Allemagne, les chiffres d'enregistrement pendant et après la Seconde Guerre mondiale ont fluctué fortement : environ 1 000 chiots ont été enregistrés en 1938 et environ 2 500 en 1944 ; après une chute à environ 500 en 1945, les chiffres sont revenus à quelque 2 500 en 1946 et jusqu'à 4 000 en 1947. Il y avait une raison claire à ces chiffres élevés, car les chiots spitz étaient une « monnaie » recherchée par les citadins voyageant à la campagne pour troquer contre de la nourriture ; des histoires subsistent de citadins descendant sur les fermes avec au moins six chiots en échange de pommes de terre et autres denrées. L'élevage de troc n'était pas éthique et les lices étaient reproduites jusqu'à la limite. À partir de 1948, les spitz allemands ont de nouveau été exposés, avec un nombre sans précédent de 632 inscriptions cette année-là, dont 305 lors d'une seule exposition de spécialité à Mülheim an der Ruhr en avril 1948, bien que les années suivantes, seuls environ 300 par an aient été exposés.[9]

Malgré la rareté des variétés les plus grandes, la race dans son ensemble reste nombreuse : lors d'une enquête sur les chiffres d'enregistrement mondiaux en 2012/2013, le Spitz allemand a été nommé l'une des vingt races de chiens les plus populaires au monde.[22] L'édition bulgare note que les spitz sont extrêmement populaires en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, tandis que les sources persanes et géorgiennes décrivent le Spitz allemand comme rare et en déclin de popularité même dans sa patrie.

Aux Pays-Bas, l'élevage de chiens à nez court de toutes races, y compris les croisements, est en principe interdit en tant qu'élevage de torture (Qualzucht) lorsque la longueur du nez est inférieure à un tiers de la longueur de la tête. Une communication du ministère néerlandais de l'Agriculture, de la Nature et de la Qualité des aliments a annoncé que l'application de cette loi au moyen d'inspections allait commencer, l'accent étant mis en particulier sur toutes les races brachycéphales en raison du syndrome obstructif respiratoire brachycéphale (SORB ou BOAS).[25][26]

La race dans la culture

Les petites variétés sont les plus connues et sont très appréciées comme chiens de compagnie, et la race a accompagné la haute société et de nombreuses personnalités célèbres. Les sources françaises nomment parmi les propriétaires de spitz allemands, et de loulou de Poméranie en particulier, Georges Courteline, Mozart, Michel-Ange, Émile Zola, Catherine II de Russie, Marie-Antoinette, Joséphine de Beauharnais et la reine Victoria.[16][17] L'édition norvégienne attribue à la reine Victoria le mérite d'avoir fait connaître et apprécier le loulou de Poméranie, et les sources brésiliennes notent de même que le loulou est devenu populaire parce que la reine le gardait comme race de compagnie.[18][31] Au début, seuls des spitz blancs et noirs étaient connus, la couleur orange apparaissant plus tard.[17]

Des spitz ont été élevés dans toute l'Europe pendant des siècles et se sont répandus de là vers d'autres parties du monde, donnant naissance à des races telles que le Spitz japonais et l'American Eskimo Dog.[23] Les sources hongroises répertorient le Volpino Italiano, l'Eurasier, l'Elo et le spitz finlandais comme races apparentées, et les sources arméniennes et estoniennes placent le Spitz allemand aux côtés du spitz danois, du Spitz japonais, du spitz indien et du spitz finlandais.[39] L'édition Simple English, traitant des chiens de type spitz en général, note que des squelettes vieux d'environ 2 ,000 ans provenant de Suisse montrent que des chiens de type spitz vivent en Europe centrale depuis des milliers d'années et que ces chiens sont les ancêtres des types de spitz européens tels que le Spitz allemand et le schipperke ; elle ajoute que l'éteint spitz de soie (Seidenspitz) était une variété blanche à poils longs et soyeux censée dériver d'un mélange de loulou de Poméranie et de maltais, et que le Bologneserspitz et le Seidenpudelspitz sont de même des chiens d'agrément éteints.

Désaccords entre éditions (12)
Descendance du « chien des tourbières » de l'âge de pierre (Canis familiaris palustris)
  • russe: Les spitz allemands sont les descendants du chien des tourbières de l'âge de pierre Canis familiaris palustris Ruthimeyer et du spitz ultérieur des cités lacustres, et sont considérés comme la race la plus ancienne d'Europe centrale.
  • tchèque: Le Spitz allemand est la plus ancienne race de chien d'Europe centrale ; son ancêtre est le chien des tourbières de l'âge de pierre et le spitz ultérieur des cités lacustres.
  • allemand: La théorie selon laquelle la famille des spitz descend du chien des tourbières préhistorique est aujourd'hui considérée comme obsolète.
  • suédois: La recherche moderne en ADN a montré qu'il n'y a aucune preuve de l'affirmation selon laquelle le Spitz allemand est un descendant direct du chien des tourbières.
  • norvégien: Beaucoup pensent qu'il descend des chiens des tourbières de l'âge de pierre et des spitz néolithiques, mais ce n'est pas correct ; le type de chien est ancien, mais le type et la race sont deux choses différentes.
  • finnois: Des études plus approfondies ont prouvé que le crâne et le squelette du Spitz allemand moderne et du chien des tourbières sont assez différents et que les caractéristiques génétiques ne sont pas assez similaires ; la race est ancienne en tant que type, pas strictement en tant que race.
Taille du grand spitz (Großspitz)
  • anglais: Infobox 40–50 cm ; le texte indique que selon le standard de la race, il mesure 43–55 cm.
  • allemand: 45 cm ± 5 cm.
  • russe: 40–50 cm (grand spitz), infobox 45 ± 5 cm.
  • français: 46 cm ± 4 cm (42–50 cm).
  • norvégien: Environ 42–50 cm à l'épaule.
  • japonais: Environ 40–41 cm.
  • bulgare: Grand : taille 40–46 cm.
Taille du spitz moyen (Mittelspitz)
  • anglais: 30–40 cm.
  • allemand: 35 cm ± 5 cm.
  • français: 34 cm ± 4 cm.
  • tchèque: 34 cm ± 4 cm.
  • norvégien: Environ 30–38 cm.
  • polonais: 29–35,5 cm.
  • bulgare: 29–36 cm.
Poids du grand spitz
  • anglais: Habituellement 17–18 kg.
  • portugais: 15–20 kg.
  • polonais: 15–25 kg.
  • bulgare: 25–28 kg.
  • persan: 17,5–18,5 kg.
Poids du petit spitz (Kleinspitz)
  • anglais: Texte : généralement 3–5 kg ; infobox : 8–10 kg.
  • japonais: 4–6 kg.
  • portugais: 5–10 kg.
  • polonais: 3,1 kg.
  • estonien: Environ 4–5 kg.
Premier club de race pour le Spitz allemand
  • finnois: Le Verein für Deutsche Spitze a été fondé en 1899 à l'initiative de Charles Kammerer de Vienne.
  • suédois: Le premier club de race a été fondé en 1899.
  • norvégien: Le premier club de race a été formé en France en 1935 ; le standard de la race date de 1990.
Date d'incorporation du keeshond et du loulou de Poméranie dans le standard du Spitz allemand
  • finnois: Le nom Zwergspitz a été rétabli en 1974 afin que le loulou de Poméranie puisse être inclus dans le standard, et le keeshond a été incorporé dans le standard du Wolfsspitz en 1994.
  • suédois: Lors d'une révision du standard de la race en 1997, le loulou de Poméranie et le keeshond ont été incorporés dans le Spitz allemand.
Nombre de variétés de taille
  • anglais: Cinq variétés distinctes basées sur la taille et la couleur.
  • japonais: Il y a six types de taille, un spitz toy allemand se tenant entre le Klein Spitz et le Zwerg Spitz (maintenant appelé Pomeranian) ; la FCI en reconnaît cinq, à l'exclusion du Toy Spitz.
Première mention des chiens spitz dans la littérature allemande
  • anglais: Les premières mentions datent de 1450 après J.-C.
  • finnois: Le mot Spitz apparaît pour la première fois dans le règlement de maison du comte Eberhard von Sayn vers 1450.
  • géorgien: Un chien ressemblant au Spitz allemand est mentionné dans la littérature allemande à partir de 1540.
  • japonais: Le nom de race « Spitz » a été attribué vers le XVe siècle.
Auteur de l'affirmation de 1750 selon laquelle les spitz étaient les ancêtres de toutes les races allemandes
  • anglais: En 1750, le comte Eberhard zu Sayre Buffon a écrit dans son Histoire naturelle des quadrupèdes que les chiens spitz étaient l'ancêtre de toutes les races allemandes de cette époque.
  • malais: En 1750, le comte Eberhard zu Sayre Buffon a écrit dans son Histoire naturelle des quadrupèdes que les chiens spitz étaient l'ancêtre de toutes les races allemandes.
  • finnois: Le mot Spitz apparaît dans le règlement de maison du comte Eberhardt von Sayn vers 1450, tandis que Buffon a décrit le « chien loup » en 1772.
Aptitude pour l'agility et les sports canins
  • tchèque: Le Spitz allemand est très tempérament et adapté à tout sport ; même les Zwergspitz remportent des compétitions d'agility, et les tailles plus grandes font du travail de recherche et de sauvetage et de la course sur le leurre avec beaucoup de succès.
  • lituanien: Les spitz ne participent ni aux spectacles de cirque ni aux compétitions d'agility canine.
Date ou année du standard FCI applicable
  • anglais: Standard FCI n° 97 : Deutsche Spitze, 12 novembre 2019.
  • russe: Année de reconnaissance FCI 1957.
  • portugais: Standard 97, 5 mars 1998.
  • norvégien: Le standard de la race date de 1990.
  • italien: Standard n° 97, daté du 3 septembre 2024.
  • français: Standard FCI n° 97, 17 janvier 2013.
  • hongrois: Standard émis en 1998.
Sources (29 éditions de Wikipedia)

L'édition finlandaise est de loin la plus riche, ajoutant une histoire détaillée de la race tirée des archives de Preußenspitz : l'étymologie de Spitz et des noms plus anciens, le débat Studer/Rütimeyer sur le chien des tourbières, la fondation et la fusion des clubs de race allemands, la création étape par étape des variétés de taille et de couleur entre 1902 et 2019, les statistiques d'enregistrement et des historiques séparés pour l'Autriche, la Suisse, la Grande-Bretagne, les États-Unis, la France et le Japon. Les éditions française, norvégienne et suédoise fournissent les dates d'enregistrement national, la dénomination du keeshond d'après Cornelis de Gyselar, les propriétaires célèbres et les données de popularité mondiale ; les éditions russe, tchèque et lituanienne ajoutent des détails de conformation, des défauts, des problèmes de santé, l'espérance de vie, les exigences d'élevage tchèques et l'histoire du club ; l'édition allemande couvre à elle seule l'interdiction de l'élevage des nez courts aux Pays-Bas, et l'édition japonaise traite à elle seule d'une sixième variété « Toy Spitz » et du litige sur la classification.

Assemblé à partir des articles de Wikipedia ci-dessous, chacun épinglé à la révision consultée le 22 septembre 2026. Ils contiennent ensemble 141 références, dont 5 pour l'article en anglais seul.

ÉditionArticleRévisionTailleRéf.
anglaisGerman Spitz13678800198.9 KB5
finnoisSaksanpystykorva2397325143.7 KB67
malaisSpits Jerman692264611.3 KB6
russeНемецкий шпиц1524651949.4 KB5
françaisSpitz allemand2301539369.1 KB10
chinois德國尖嘴犬925768858.7 KB5
norvégienTysk spitz247587108.6 KB7
japonaisジャーマン・スピッツ1086951957.8 KB0
suédoisTysk spets595206307.3 KB2
tchèqueNěmecký špic253832057.2 KB1
allemandDeutsche Spitze2700750006.9 KB5
persanاشپیتز آلمانی440767686.7 KB0
arménienԳերմանական շպից108372506.6 KB5
portugaisSpitz alemão669403186.4 KB6
géorgienგერმანული შპიცი45693525.5 KB0
bulgareНемски шпиц127005294.4 KB0
italienSpitz tedesco1488956554.3 KB2
lituanienVokiečių špicas76795334.1 KB0
serbeNemački špic311642103.9 KB4
polonaisSzpic niemiecki798260313.8 KB3
arabeإسبتز الألمانية743349393.5 KB5
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hongroisNémet spicc285024972.9 KB2
coréen독일 스피츠392818382.6 KB0
estonienSaksa spits58201892.0 KB0
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slovaqueNemecký špic83122311.7 KB0
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arabe égyptienجيرمان سپيتز131028750.5 KB0
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Références

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