Sommaire
- (Haut)
- Terminologie et définitions
- Le mont Olympe et la cour divine
- Structure du panthéon et analyse comparative
- Le culte des douze dieux
- Les principales divinités olympiennes
- Contreparties chthoniennes et monde souterrain
- Autres résidents olympiens et cortège divin
- Réception romaine et euhémérisme
- Hellénisme moderne
- Références
Dans la religion et la mythologie de la Grèce antique, les Douze Olympiens sont les divinités principales du panthéon grec, résidant au sommet du mont Olympe.[1][2] Ils acquirent la suprématie après que Zeus eut mené ses frères et sœurs à la victoire contre les Titans. Le groupe canonique comprend traditionnellement Zeus, Héra, Poséidon, Déméter, Athéna, Apollon, Artémis, Arès, Aphrodite, Héphaïstos, Hermès et soit Hestia, soit Dionysos.[1][3] Célébrés dans toute la littérature classique, la religion civique et l'art, ils incarnaient l'ordre cosmique et la vie civique dans l'ensemble du monde gréco-romain antique.[2]
Terminologie et définitions
Les termes olympien et dieux olympiens revêtent plusieurs sens distincts dans la littérature ancienne et l'historiographie moderne.[4] Au sens strict, olympien désigne les divinités qui résident sur le mont Olympe et forment la cour divine sous le règne souverain de Zeus, les distinguant des êtres primordiaux, des Titans, des puissances chthoniennes, des divinités marines, des nymphes et des esprits locaux.[5] Au sens canonique, les Douze Olympiens constituent un groupe reconnu de douze divinités suprêmes célébrées dans les cultes civiques, l'art monumental et la poésie classique.[6] Au sens large, l'expression est fréquemment employée comme un synonyme de l'ensemble du panthéon grec, ou étendue pour inclure les divinités gréco-romaines classiques par opposition à d'autres mythologies telles que les traditions égyptiennes, celtiques ou mésopotamiennes.[7] Sur les plans culturel et géographique, le terme se rapporte également spécifiquement à Olympie, le sanctuaire de Zeus Olympien, et aux institutions panhelléniques associées, notamment les Jeux olympiques.[8]
La désignation collective de Dodékathéon provient des mots du grec ancien dodeka, signifiant douze, et theoi, signifiant dieux.[9][10][11][12][13] Dans l'usage grec ancien, theos servait de terme général pour désigner toute divinité, tandis que Dios constituait la forme du génitif singulier de Zeus.[10] Le concept d'un collectif de douze dieux semble antérieur aux sources littéraires grecques et romaines subsistantes et pourrait avoir trouvé son origine en Anatolie il y a plusieurs millénaires.[14][15][16][17] Les auteurs anciens distinguaient souvent les habitants de l'Olympe du groupement cultuel collectif des douze dieux, les institutions civiques locales rassemblant différentes divinités sous le titre des douze dieux sans adhérer strictement à un canon littéraire identique.[18][19][20][21]
Le mont Olympe et la cour divine
Dans la poésie épique homérique, le mont Olympe est célébré comme la demeure sublime des dieux, s'élevant haut au-dessus des terres des mortels à la frontière entre la Thessalie et la Macédoine.[22][23][24] Homère décrit ses sommets comme se dressant au-dessus des nuages d'orage, perpétuellement exempts de pluie, de tempêtes de vent ou de chutes de neige, illuminés par une clarté divine où les immortels festoient sans interruption.[25] En même temps, la poésie archaïque brouille souvent la distinction entre la montagne physique et Ouranos, le ciel céleste lui-même, présentant la résidence divine comme un royaume cosmique.[26][27] Au sein de ces salles célestes, les dieux se nourrissent d'ambroisie, boivent du nectar pour maintenir leur vie immortelle et écoutent les chants harmonieux d'Apollon et des Muses tandis que l'ichor coule dans leurs veines à la place du sang.[28][29][30][31]
Zeus règne en souverain au sommet de l'Olympe, convoquant des assemblées divines chaque fois que surgissent des décisions majeures concernant le cosmos ou les affaires humaines.[32][33][34] Dans l'Iliade, Zeus ordonne à Thémis, qui préside aux assemblées, de convoquer toutes les divinités en son palais, rassemblant chaque dieu fleuve à l'exception d'Océan, ainsi que les nymphes des prairies, des bois et des sources, qui se réunissent dans des portiques polis construits par Héphaïstos.[33] La souveraineté cosmique fut établie après le renversement de Cronos, lorsque les trois frères Cronides tirèrent au sort : Zeus obtint la domination sur le ciel et les nuages, Poséidon reçut les mers écumantes et Hadès se vit attribuer le ténébreux monde souterrain, tandis que la terre et le haut Olympe demeuraient un territoire commun aux trois.[35][36][37]
Le titre d'Olympiens reçut une étiologie explicative dans les récits historiques de Diodore de Sicile.[38] Selon Diodore, lorsque les Géants lancèrent une guerre contre les immortels à Pallène, Héraclès combattit aux côtés des dieux et abattit de nombreux enfants de Gaïa.[38] En reconnaissance de cette lutte, Zeus conféra le titre honorable d'Olympiens exclusivement aux dieux qui s'étaient tenus courageusement à ses côtés, distinguant ainsi les braves des lâches.[38] Diodore rapporte que parmi les mortels nés de femmes humaines, Zeus jugea seuls Dionysos et Héraclès dignes de cet honneur, célébrant à la fois leur paternité divine et les bienfaits immenses qu'ils conférèrent à la civilisation humaine.[38]
Le conseil des dieux (agore theon) devint un motif central de l'iconographie classique et de la sculpture monumentale.[39] Les reliefs archaïques et classiques représentaient fréquemment les divinités assemblées assistant à des mariages divins, tels que ceux de Pélée et Thétis ou de Psyché et Cupidon, ou célébrant l'apothéose d'Héraclès.[39][40] Sur la frise est du trésor de Siphnos à Delphes, les dieux siégent en conseil divisés entre partisans des Grecs et des Trojans, où les divinités Cronides de première génération se distinguent par une barbe et des cheveux courts.[39] L'assemblée apparaît de manière proéminente sur la frise du Parthénon lors de la naissance d'Athéna, sur des poteries du British Museum représentant la création de Pandore, sur des sarcophages romains représentant Prométhée façonnant l'humanité, et dans des fresques de la Renaissance telles que la Loggia de Psyché de Raphaël et Le Conseil des dieux de Giovanni Lanfranco.[39][41]
Structure du panthéon et analyse comparative
La popularité et l'importance des divinités individuelles variaient considérablement entre le mythe littéraire et le culte civique historique.[42] Dans la pratique religieuse grecque, Zeus, Apollon et Dionysos jouissaient de la popularité générale la plus étendue et de festivals civiques à travers les cités-États.[42] Héra possédait certains des sanctuaires les plus anciens et les plus monumentaux du monde grec, tels que ses temples antiques d'Argos et de Samos, reflétant un niveau élevé de vénération civique.[43] Poséidon régnait sur un vaste domaine cosmique, mais son empreinte dans le culte civique était souvent inférieure à celle d'Athéna et de Déméter, qui commandaient des célébrations civiques massives telles que les Panathénées à Athènes et les mystères d'Éleusis.[44][45][46] Inversement, Hadès et Hestia reçurent peu de temples publics en dépit de leur importance théologique.[47] Dans la poésie narrative, Zeus apparaît comme la figure centrale fondant les généalogies héroïques, tandis qu'Apollon, Athéna, Aphrodite et Dionysos dirigent de vastes cycles mythiques, alors qu'Arès, Héphaïstos, Hadès et Hestia n'apparaissent guère que comme des acteurs secondaires ou des catalyseurs narratifs.[48][49][50]
Sphères partagées et opposés complémentaires
Les divinités grecques antiques détenaient rarement des monopoles exclusifs sur des aspects spécifiques de la réalité, partageant leurs compétences à travers des sphères interconnectées.[51][52] Dans l'érudition moderne, Walter Burkert et Jean-Pierre Vernant ont élaboré des modèles illustrant ces sphères partagées du pouvoir divin.[52] La souveraineté était répartie entre Zeus et Héra dans le ciel, Poséidon et Amphitrite à travers la mer, et Hadès et Perséphone dans le monde souterrain.[53] La guerre mobilisait de multiples figures : Arès incarnait la frénésie violente du combat corps à corps, Athéna dirigeait la stratégie tactique, Ényo semait la destruction, Niké accordait la victoire et Zeus Areios décidait de l'issue ultime des batailles.[51][52] Sur le plan culturel, Athéna guidait les arts et la justice, Apollon inspirait la prophétie et la musique, Hermès gouvernait le langage et l'éloquence civique, Héphaïstos dirigeait la métallurgie physique et Dionysos favorisait la représentation théâtrale.[52] La fertilité était répartie entre l'agriculture céréalière de Déméter, les vignobles luxuriants de Dionysos, l'attraction sexuelle d'Aphrodite, la légitimité conjugale d'Héra et la surveillance de l'accouchement humain par Artémis.[52]
Vernant a en outre analysé le panthéon olympien au travers d'associations structurelles d'opposés complémentaires.[54] Les qualités divines formaient des contrastes qui équilibraient le cosmos : l'ordre face au chaos extatique chez Apollon et Dionysos, l'intelligence stratégique face à la violence sans frein chez Athéna et Arès, la culture civilisée face aux forces débridées de la nature chez Athéna et Poséidon, la lumière céleste face aux ténèbres souterraines chez Zeus et Hadès, la domesticité intérieure face à la mobilité extérieure chez Hestia et Hermès, la masculinité guerrière face à la féminité érotique chez Arès et Aphrodite, la terre fertile face au monde souterrain stérile chez Déméter et Hadès, la clarté solaire face à la chasse nocturne lunaire chez Apollon et Artémis, et la stabilité domestique face à la nature sauvage chez Hestia et Artémis.[54]
Burkert, Vernant et Marcel Detienne ont cartographié la perception fonctionnelle de chaque divinité en relation avec la société humaine.[55] Zeus représentait la souveraineté, la justice cosmique, le destin, la légitimation du pouvoir, la météo et l'ordre politique, articulant le cosmos et garantissant ses hiérarchies. Héra incarnait le mariage, la légitimité dynastique, l'ordre familial et la continuité sociale, conférant une stabilité institutionnelle à l'ordre divin et humain. Poséidon personnifiait la mer, les tremblements de terre, les chevaux, la force naturelle et l'instabilité, servant de souverain alternatif et de puissance cosmique parallèle potentiellement destructrice. Hadès symbolisait la mort, le monde souterrain, les richesses cachées, la limite absolue et le destin post-mortem. Déméter représentait l'agriculture céréalière, la fertilité de la terre, les cycles de la vie, la subsistance et la civilisation agricole, liée au cycle des saisons et à l'alimentation de la vie humaine. Athéna combinait la guerre stratégique, l'art technique, l'intelligence (mètis), la cité (polis) et l'ordre politique, rationalisant le conflit et organisant la civilisation. Apollon incarnait l'harmonie, la musique, la prophétie, la médecine, la purification, la mesure et l'ordre culturel, en tant que principe de mesure, de clarté et d'harmonie symbolique. Hermès incarnait le transit, la communication, le commerce, la tromperie, la médiation, les frontières et la mobilité, permettant la circulation et la rencontre entre les mondes, les peuples et les systèmes. Arès manifestait l'excès guerrier et la violence chaotique. Dionysos incarnait la vitalité, la dissolution extatique de l'identité et la rupture des limites sociales. Artémis marquait la frontière entre la civilisation et la nature sauvage, et représentait la chasse, la jeunesse, la transition biologique et la protection de l'indompté. Héphaïstos incarnait la métallurgie, le feu technique, la création matérielle et la fabrication d'artefacts divins, le feu étant l'instrument qui donnait à l'ordre divin sa forme matérielle. Hestia représentait le foyer, le feu domestique, un centre stable, la continuité civique et la cohésion de l'espace social.
Origines mycéniennes et traditions généalogiques
Des historiens classiques tels qu'Hérodote ont avancé que la plupart des divinités grecques trouvaient leur origine en Égypte, identifiant Zeus à Ammon, Dionysos à Osiris et Athéna à Neith.[56][57] Plutarque a de même établi des parallèles syncrétiques entre Hélios et Aton-Rê, Rhéa et Nout, Geb et Cronos, Hermès et Thot, Apollon et Horus, et Typhon et Seth.[58] Cependant, Hérodote et Plutarque manquaient de preuves qui ne virent le jour que bien plus tard.[59] En 1952, Michael Ventris et John Chadwick déchiffrèrent les tablettes d'argile en linéaire B exhumées dans les centres palatiaux de l'âge du bronze à Cnossos, Pylos, Mycènes et Thèbes.[59] Ces documents révélaient une forme archaïque de la langue grecque et prouvaient que la plupart des divinités olympiennes étaient déjà vénérées au deuxième millénaire avant notre ère, bien avant les contacts étendus de la Grèce avec l'Égypte.[59]
Les inscriptions en linéaire B consignent les noms de Zeus (Di-we), Héra (E-ra), Poséidon (Po-se-da-o), Athéna (A-ta-na-po-ti-ni-ja, « Dame Athéna »), Artémis (A-te-mi-to), Hermès (E-ma-a) et Arès (A-re).[59] Des tablettes de Pylos et de Thèbes confirment également la présence de Dionysos (Di-wo-nu-so) et d'une ancienne divinité guérisseuse nommée Péan (Pa-ja-wo), qui fusionna plus tard avec Apollon ou l'influença.[59] Dans les archives administratives de Pylos, Poséidon apparaît comme la divinité civique prééminente, se classant avant Zeus.[59] Inversement, Aphrodite est absente des tablettes en linéaire B, ce qui étaye les thèses historiques selon lesquelles son culte aurait été adopté plus tard à partir du culte proche-oriental de la déesse phénicienne Astarté.[59]
Établir un arbre généalogique définitif pour les dieux olympiens est impossible car les traditions mythiques anciennes fonctionnaient sans théologie unique et autorisée.[60] Homère et Hésiode présentent des généalogies distinctes pour plusieurs divinités majeures. Chez Homère, Aphrodite est la fille de Zeus et de l'océanide Dioné, tandis que dans la Théogonie d'Hésiode, elle naît de l'écume de la mer produite lorsque les organes génitaux sectionnés d'Ouranos furent jetés dans l'océan par Cronos, la plaçant ainsi dans une génération divine antérieure.[61][62] Dans l'épopée homérique, Athéna est décrite comme étant née directement de Zeus sans mère, alors qu'Hésiode relate que Zeus avala Métis enceinte et qu'Athéna jaillit par la suite de son crâne.[63][64] Homère identifie Héphaïstos comme le fils de Zeus et d'Héra à la fois, tandis qu'Hésiode rapporte qu'Héra mit au monde Héphaïstos seule par parthénogenèse pour rivaliser avec la génération sans mère d'Athéna par Zeus.[65] Des variations similaires apparaissent concernant Até, décrite par Homère comme la fille anée de Zeus mais par Hésiode comme une fille d'Éris, ainsi que concernant des figures divines telles qu'Océan, Hyperion et les Oniroï.[60]
La littérature grecque et latine établit des épithètes cultuelles partagées pour ces divinités dans les deux traditions.[66] Dionysos était invoqué sous le nom de Bacchus (Bakchos) tant par les Grecs que par les Romains, ce qui donna naissance aux Bacchantes grecques et aux Bacchanales romaines.[66][67] Aphrodite et Vénus reçurent régulièrement l'épithète géographique de Cypria (Kypris), faisant référence à Chypre comme son lieu de naissance marin mythique.[68][69] Apollon était interpellé indifféremment par les Grecs et les Romains comme Phébus (Phoibos, signifiant brillant ou lumineux), une épithète également appliquée à Hélios.[70][71][72][73][74] Athéna et Minerve partageaient l'épithète guerrière de Pallas, liée à l'image protectrice sacrée du Palladium.[75][76] Hadès et son pendant latin Pluton partageaient le titre de Plouton (signifiant le riche), qui devint la désignation la plus courante pour le seigneur du monde souterrain dans la littérature romaine.[77][78]
Le culte des douze dieux
Les plus anciennes preuves archéologiques et historiques vérifiables d'un culte grec des douze dieux apparaissent à la fin du VIe siècle av. J.‑C..[9][79][80] Selon Thucydide, l'archonte Pisistrate le Jeune, fils d'Hippias et petit-fils du tyran Pisistrate, dédia un autel des Douze Dieux dans l'agora d'Athènes vers 522 ou 521 av. J.‑C..[79][81][82] Cet autel servait de borne kilométrique centrale à partir de laquelle étaient calculées toutes les distances routières officielles à travers l'Attique, et il devint un lieu de supplication et de refuge.[81][83][84][85]
Olympie entretenait un culte ancien dédié à douze divinités souveraines.[9][86] L'Hymne homérique à Hermès, datant d'environ 500 av. J.‑C., relate qu'Hermès partagea deux bœufs volés à Apollon en douze portions sacrificielles égales sur une pierre plate le long des rives du fleuve Alphée, en consacrant chaque partie avec un honneur égal.[87][88][89] Dans une ode olympique chantée vers 480 av. J.‑C., Pindare décrit Héraclès délimitant l'enceinte sacrée de l'Altis à Olympie et instaurant des sacrifices aux douze dieux souverains près du cours de l'Alphée.[9][90][91] Une autre ode de Pindare mentionne six autels doubles sur le site.[92][93] Vers 400 av. J.‑C., le mythographe Hérodore d'Héraclée identifia ces six autels appariés comme Zeus associé à Poséidon, Héra à Athéna, Hermès à Apollon, les Charites à Dionysos, Artémis au dieu fleuve Alphée, et les Titans Cronus à Rhéa.[9][86][94][95][96]
Des cultes de douze dieux fonctionnaient dans l'ensemble de la Méditerranée, notamment à Délos, Chalcédoine, Magnésie du Meandre et Léontinoi en Sicile.[97] L'appartenance à ces groupes variait selon les sanctuaires régionaux.[98][99] Sur l'île de Kos, le culte local des douze dieux incluait Héraclès et Dionysos tout en excluant Arès et Héphaïstos.[100][101][102][103] Hérodote a noté qu'Héraclès était inclus parmi les Douze dans certaines traditions, tandis que Lucien inclut à la fois Héraclès et le dieu guérisseur Asclépios.[104][105][106][107] Cependant, Pindare, Apollodore et Hérodore d'Héraclée étaient d'un autre avis : pour eux, Héraclès n'était pas l'un des Douze mais celui qui institua leur culte.[86][107][108]
Les philosophes et les traditions ésotériques alignèrent les Douze sur les cycles cosmiques.[109][110] Dans Les Lois, Platon proposa de diviser sa cité idéale en douze districts administratifs nommés d'après douze divinités, suggérant que le dernier mois soit consacré à Pluton et aux esprits des morts.[109][110][111][112] Dans Le Phèdre, Platon représenta Zeus menant une procession de chars de douze divinités, notant qu'Hestia reste en arrière dans les demeures des dieux, et relia les dieux au zodiaque céleste, une corrélation introduite plus tôt par Eudoxe de Cnide.[113][114][115][116] Le poète romain Manilius apparia systématiquement chaque constellation du zodiaque à une divinité tutélaire : le Bélier à Minerve, le Taureau à Vénus, les Gémeaux à Apollon, le Cancer à Mercure, le Lion à Jupiter et Cybèle, la Vierge à Cérès, la Balance à Vulcain, le Scorpion à Mars, le Sagittaire à Diane, le Capricorne à Vesta, le Verseau à Junon et les Poissons à Neptune.[117]
Des commentateurs néoplatoniciens organisèrent les Douze en hiérarchies métaphysiques.[118][119] Hermias d'Alexandrie affirma que douze représente la somme complète des divinités cosmiques, énumérant Zeus, Hestia, Apollon, Héra, Poséidon, Hermès, Arès, Aphrodite, Athéna, Déméter, Artémis et Héphaïstos, tout en y ajoutant Hécate et en définissant Dionysos comme un treizième membre énigmatique.[118] Le philosophe Salluste, suivant Jamblique, divisa les douze divinités en quatre triades métaphysiques : les dieux démiurgiques (Zeus, Poséidon, Héphaïstos), les dieux animiques (Déméter, Héra, Artémis), les dieux harmoniques (Apollon, Aphrodite, Hermès) et les dieux gardiens (Hestia, Athéna, Arès).[119] Un scholiaste structura le panthéon en quatre triades familiales : les fils Cronides (Zeus, Poséidon, Hadès), les fils de Zeus (Hermès, Héphaïstos, Apollon), les filles Cronides (Déméter, Héra, Hestia) et les filles de Zeus (Artémis, Aphrodite, Athéna).[120] Des glossaires bilingues de l'Antiquité tardive consignèrent également des listes uniques : les Hermeneumata Leidensia substituèrent Leto à Héphaïstos, tandis que les Hermeneumata Montepessulana recensèrent seize divinités, y ajoutant Héraclès, la divinité phénicienne Bétyle, le dieu égyptien Carpophorus et les Courètes.[121][122][123][124]
Les principales divinités olympiennes
Zeus règne en tant que roi des dieux, maître du mont Olympe et souverain du ciel, du tonnerre, de la foudre, de la loi et de la justice morale.[35][125][126][127] Plus jeune enfant de Cronos et de Rhéa, il échappa au sort d'être avalé par son père lorsque Rhéa le cacha en Crète et présenta à Cronos une pierre emmaillotée.[125][128] Devenu adulte, Zeus contraignit Cronos à régurgiter ses frères et sœurs avalés, mena les dieux à la victoire lors de la Titanomachie qui dura dix ans et vainquit les rébellions cosmiques lors de la Typhonomachie et de la Gigantomachie.[128][129][130][131] Son autorité suprême supervise les serments civiques et les destins humains.[132][133][134] Il est représenté comme un souverain mûr et barbu tenant un sceptre royal et des foudres, accompagné d'un aigle, d'un taureau, d'un chêne et d'une balance.[125][135][136] Zeus engendra de nombreux dieux et héros mortels par le biais de nombreuses relations, parmi lesquels Héraclès, Persée et les Dioscures.[125][137][138][139][140] Dans la religion romaine, il fut identifié à Jupiter.[125][126][141]
Héra est la reine du ciel, sœur et épouse légitime de Zeus, et déesse patronne du mariage, de la famille, des femmes et de l'accouchement.[65][125][142][143] Née de Cronos et de Rhéa, elle possédait d'importants centres cultuels à travers la Grèce, en particulier à Argos et à Samos.[43][144] En raison de son rôle sacré présidant aux liens du mariage, elle manifestait une jalousie intense envers les amantes de Zeus et leur progéniture, les poursuivant avec une hostilité implacable.[65][145] Lorsqu'elle conspira contre Zeus, celui-ci la suspendit des cieux avec des chaînes d'or et des enclumes suspendues à ses pieds.[146][147] Héra nourrit des monstres tels que le lion de Némée et l'hydre de Lerne pour défier Héraclès, et s'opposa à Enée lors de son voyage depuis Troie.[148][149][150] Elle est dépeinte comme une reine majestueuse et trônante portant une couronne royale (polos), assistée d'Iris, Hébé et des Charites.[151][152][153][154] Ses symboles comprennent le paon, la grenade, le coucou et la vache.[151] Son équivalent romain était Junon, associée plus tard à l'air atmosphérique.[142][155]
Poséidon est le seigneur souverain des mers, des océans, des rivières, des tremblements de terre et des chevaux.[156][157] Second fils de Cronos et de Rhéa, il épousa la Néréide Amphitrite, avec qui il eut Triton, tout en maintenant de nombreuses autres liaisons, engendrant le héros Thésée et des êtres mythiques tels que Pégase et Polyphème.[157][158][159][160][161][162] Dans le Critias de Platon, Poséidon gouverne l'île de l'Atlantide et en fonde la dynastie royale.[163] Résidant dans un palais d'or sous-marin dans la mer Égée, il chevauche un char tiré par des créatures marines et des hippocampes, brandissant un trident qui déclenche des tempêtes, brise les rochers ou apaise les vagues pour les marins, qui le priaient comme le sauveur des navires.[156][158][164][165][166] Ses créatures sacrées comprennent le taureau, le dauphin et le cheval.[125][158] À Rome, il fut identifié à Neptune, qui présidait initialement aux eaux douces et aux sources avant d'absorber des attributs océaniques.[157][167][168]
Déméter est la déesse de l'agriculture, du grain cultivé, de la fertilité de la terre et du renouveau saisonnier.[169][170][171] Fille cadette de Cronos et de Rhéa, elle mit au monde Perséphone (Coré) avec Zeus.[172] Lorsque Hadès eut enlevé Perséphone dans le monde souterrain, la douleur de Déméter fit dépérir les plantes et échouer les récoltes au point d'exposer l'humanité à la famine.[173][174][175] Au cours de sa recherche éplorée, elle arriva à Éleusis déguisée en vieille nourrice, prit soin de l'enfant royal Démophon et instruisit le prince Triptolème, à qui elle octroya un char ailé pour diffuser l'agriculture auprès de l'humanité.[176] Ce récit constitua la base sacrée des mystères d'Éleusis, qui promettaient aux initiés des conditions bénies dans l'au-delà.[177][178] Déméter est dépeinte tenant des gerbes de blé, une torche ou une corne d'abondance, avec pour symboles les coquelicots, les porcs et les grains.[179][180] Son équivalent romain, Cérès, est à l'origine du mot céréale.[181]
Athéna est la déesse vierge de la sagesse, de la guerre stratégique, des arts pratiques, de l'architecture et de la défense civique.[182][183][184][185] S'élevant pleinement adulte et armée du front de Zeus après que celui-ci eut avalé sa mère enceinte Métis, Athéna devint sa fille préférée, à qui il confia son égide et sa foudre.[63][182][185][186][187] Elle remporta le patronage d'Athènes lors d'un concours contre Poséidon en produisant l'olivier, et elle guida des champions héroïques tels que Persée, Héraclès et Ulysse.[188][189][190][191] Dans l'Iliade, Athéna protège des héros tels qu'Achille et Diomède.[191] Déesse vierge, elle favorisa, protégea et éleva Érichthonios, un fils d'Héphaïstos.[183][190] Ses attributs comprennent la chouette, le casque, la lance, le bouclier portant le Gorgonéion et le rameau d'olivier.[192][193][194] Elle était vénérée sous le nom de Minerve à Rome.[183][185]
Apollon est le dieu de la lumière, de la musique, de la poésie, de la vérité, de la prophétie, du tir à l'arc, de la guérison et des pestes.[195][196][197] Fils de Zeus et de Léto, il naquit sur l'île de Délos aux côtés de sa sœur jumelle Artémis.[197][198] Apollon établit le principal oracle panhellénique à Delphes après avoir terrassé le serpent Python, livrant des prophéties par l'intermédiaire de la Pythie.[199] En tant que chef des neuf Muses (Musagète), il joue de la lyre d'or lors des banquets divins.[200][201] Ses quêtes mythiques comprennent des amours non partagées telles que Daphné et Cassandre, des compagnons mortels tels que Hyacinthe, et un châtiment divin infligé à Marsyas à la suite d'un concours musical.[202][203][204] Apollon engendra de célèbres devins et le dieu guérisseur Asclépios.[205] Ses symboles comprennent la lyre, l'arc et les flèches, le corbeau, le cygne, le loup et la couronne de laurier.[200] Identifié à Phébus et fusionné plus tard avec la divinité solaire Hélios, il conserva le nom d'Apollon dans la religion romaine.[73][206][207][208]
Artémis est la déesse vierge de la chasse, des animaux sauvages, des forêts, du tir à l'arc et de la virginité, tout en protégeant les femmes en travail et en infligeant une mortalité soudaine.[209][210][211] Née un peu avant Apollon à Délos, elle aida sa mère Léto à mettre celui-ci au monde, devenant une patronne divine de l'accouchement.[211] En tant qu'ancienne Potnia Thérôn (« Maîtresse des animaux »), elle arpentait des montagnes telles que le Taygète, accompagnée de chiens de chasse, de nymphes et de cerfs.[212][213][214] Zélée pour sa virginité, elle transforma Actéon en cerf pour être déchiqueté par ses chiens après qu'il l'eut vue se baigner, abattit Orion et punit Callisto à la découverte de sa grossesse.[211][215][216][217] Son temple à Éphèse fut célébré comme l'une des Sept Merveilles du monde antique.[218] Ses attributs comprennent l'arc de chasse, le carquois, le croissant de lune, le cerf, le cyprès et l'ourse.[219][220] Son équivalent romain était Diane, qui absorba des caractéristiques lunaires.[211][221]
Arès est le dieu de la guerre, de l'effusion de sang, de la violence et de la frénésie guerrière.[222][223] Fils de Zeus et d'Héra, il était méprisé par ses comparses divins, ne trouvant grâce qu'auprès d'Aphrodite, sa passionnée amante.[223][224][225] Né en Thrace, Arès chevauchait vers le combat accompagné de ses fils Phobos (la Crainte) et Deimos (la Terreur), de sa sœur Éris (la Discorde) et d'Ényo (la Destruction).[226][227][228] Dans l'Iliade d'Homère, Athéna le raille et le blesse au combat, l'envoyant fuir vers l'Olympe pour se plaindre auprès de Zeus, qui réprimande sa disposition batailleuse avant d'ordonner à Péan de guérir ses blessures. Arès comparut en justice devant les dieux sur la colline athénienne de l'Aréopage pour avoir tué Halirrhothios afin de venger le viol de sa fille Alcippe.[229] Ses symboles comprennent la lance, le bouclier, le serpent, la torche, le sanglier et le vautour.[230][231] Son équivalent romain, Mars, jouissait d'une profonde vénération civique en tant que père protecteur du peuple romain, gardien de l'agriculture et progéniteur de Romulus et Rémus.[223][232][233][234]
Aphrodite est la déesse de l'amour, de la beauté, de la passion, de la procréation et de la fertilité.[235][236][237] Dans la tradition hésiodique, elle émergea de l'écume blanche produite lorsque le membre castré d'Ouranos tomba dans la mer, tandis qu'Homère la décrit comme la fille de Zeus et de Dioné.[61][237][238][239] Mariée au dieu artisan Héphaïstos, elle s'adonna à des infidélités notoires, plus particulièrement avec Arès, avec qui elle engendra Éros, Harmonia, Phobos et Deimos.[237][240][241] Sa ceinture magique tissée (cestus) possédait le pouvoir de contraindre à l'amour et au désir les mortels comme les dieux.[242] Après que Pâris lui eut attribué la pomme d'or lors du jugement de Pâris, elle lui promit Hélène de Sparte, précipitant la guerre de Troie.[243] Au cours de ce conflit, Diomède blessa son poignet, l'envoyant en pleurs vers l'Olympe. Ses symboles comprennent la colombe, le moineau, le cygne, la coquille Saint-Jacques, la pomme, le myrte et la rose.[237][244] Son nom a donné naissance à aphrodisiaque, tandis que son équivalent romain, Vénus, est à l'origine de vénérien.[245]
Héphaïstos est le maître artisan et forgeron des dieux, présidant au feu, à la métallurgie, à l'artisanat et aux volcans.[246][247] Né boiteux, il fut jeté du mont Olympe dans la mer soit par Héra par honte de sa difformité, soit par Zeus pour avoir défendu Héra lors d'une dispute.[247][248] Recueilli et soigné par Thétis et Eurynomé, il établit sa forge souterraine à Lemnos, créant des armes magiques, des armures divines et des automates en or pour seconder ses travaux.[249][250][251] Cherchant à se venger d'Héra, il façonna un trône d'or magnifique qui l'enferma dans des liens invisibles, ne la libérant qu'après que Dionysos l'eut enivré et raccompagné sur l'Olympe.[65][252] Il piégea également Aphrodite et Arès dans un filet de bronze indestructible lors de leur adultère, les exposant à la risée des dieux assemblés.[240] Ses symboles comprennent l'enclume, le marteau de forge, les tenailles, la hache, l'âne et la caille.[253] Son nom latin, Vulcain, a donné naissance au mot volcan.[254]
Hermès est le héraut et le messager des dieux, le patron des voyageurs, des marchands, des voleurs, des frontières, de l'éloquence, de l'athlétisme et de la diplomatie.[255][256][257][258] Fils de Zeus et de la nymphe pléiade Maïa, il naquit dans une grotte du mont Cyllène en Arcadie.[258][259] Quelques heures après sa naissance, il s'échappa de son berceau, inventa la lyre en utilisant une éc carapace de tortue et déroba cinquante bœufs à Apollon, inversant astucieusement leurs traces pour échapper à toute détection.[260][261] Se réconciliant avec Apollon, Hermès troqua la lyre nouvellement inventée contre le bâton d'or de héraut d'Apollon. Hermès officia en tant que psychopompe (conducteur des âmes), guidant les ombres défuntes vers le monde souterrain.[262] Il abattit le géant aux cent yeux Argus Panoptès pour libérer Io, lui valant le titre d'Argeiphontes.[263] Il est dépeint comme un jeune homme athlétique portant des sandales ailées (talaria), un pétase ailé ou chapeau de voyageur, et portant le caducée, un bâton entrelacé de deux serpents.[262][264] Il fut identifié à Mercure à Rome.[256][258]
Dionysos est le dieu du vin, de la viticulture, de l'extase religieuse, de la folie rituelle, de la représentation théâtrale et de la fertilité.[265][266][267] Fils de Zeus et de la princesse mortelle thébaine Sémélé, il fut sauvé du ventre brûlant de Sémélé et cousu dans la cuisse de Zeus jusqu'à sa naissance, faisant de lui le seul grand Olympien né d'une mère mortelle.[268] Errant à travers l'Orient avec son cortège extatique (thiasus) de ménades, de satyres et de Silène, il introduisit la vigne et punit ceux qui rejetèrent sa divinité, poussant le roi Penthée de Thèbes et le roi Lycurgue de Thrace à la folie et à la destruction.[269][270][271] Dionysos épousa la princesse crétoise Ariane à Naxos après qu'elle eut été abandonnée par Thésée, l'élevant à l'immortalité et plaçant sa couronne de joyaux parmi les étoiles sous le nom de Couronne boréale.[272][273] Ses attributs comprennent le thyrse, le lierre, les ceps de vigne, la coupe de vin, le léopard et la panthère.[274] Dans la religion romaine, il était célébré sous le nom de Bacchus ou Liber Pater, patron de la liberté plébéienne.[275][276]
Hestia est la déesse vierge du foyer domestique et civique, du feu sacré, de l'harmonie familiale et du bon ordre de la maisonnée.[277][278] Elle fut le premier enfant né de Cronos.[128][279] Courue à la fois par Poséidon et Apollon, elle toucha la tête de Zeus et jura un serment inviolable de demeurer vierge à perpétuité, recevant en contrepartie l'honneur de la première et de la dernière libation lors de chaque banquet et de chaque rituel.[277][280][281] Restant au sein du palais divin, Hestia s'abstint des conflits guerriers, des factions politiques et de la Titanomachie.[282][283] Elle ne possédait que peu de temples anthropomorphes, mais sa flamme sacrée brûlait continuellement dans chaque foyer et au foyer civique central (prytanée) de chaque cité grecque.[284] Dans les commentaires modernes, il est fréquemment affirmé qu'Hestia céda sa place à Dionysos pour préserver la paix, mais l'érudition historique traite cet échange comme une invention littéraire moderne.[285] Son équivalent romain était Vesta, dont la flamme éternelle était gardée par les prêtresses vierges vestales.[286][287][288]
Contreparties chthoniennes et monde souterrain
Hadès s'impose comme une divinité cronide majeure et frère de Zeus, Poséidon, Héra, Déméter et Hestia, pourtant il n'était généralement pas considéré comme l'un des Douze Olympiens car son domaine résidait loin de l'Olympe dans le monde souterrain.[1][289][290] Connu également sous les noms d'Aidonéus (« l'invisible ») et de Pluton (« le riche »), Hadès régnait sur les âmes des morts et détenait la garde des richesses minérales souterraines.[37][291][292][293] Il ne résida jamais sur l'Olympe et ne s'éleva que rarement à la surface.[1][294] Son domaine reçut des héros mortels qui accomplirent une catabase, parmi lesquels Orphée, Ulysse, Thésée, Héraclès et Énée.[295][296] Les symboles d'Hadès sont le sceptre, la corne d'abondance, le casque d'invisibilité et, plus tard, le bident.[297][298] Son cortège comprend le chien Cerbère.[299] Un autre récit mentionne les clés, un chien, un serpent et la grenade comme ses principaux symboles..[37]
Perséphone (Coré) fit le lien entre les sphères olympienne et chthonienne en tant que fille de Déméter et de Zeus, enlevée par Hadès pour devenir la reine du monde souterrain.[174][300][301][302] Parce qu'elle avait consommé des pépins de grenade dans le royaume des morts, elle se vit liée aux enfers pour une portion de l'année.[174][303] Les récits anciens et médiévaux préservent des chiffres variables quant à son séjour aux enfers : quatre mois (un tiers de l'année) dans certaines traditions, trois mois dans les récits géorgiens, turcs et hongrois, et six mois dans les textes grecs, latins, italiens et slaves.[174][175][304] Lorsque Perséphone réside auprès de sa mère, Déméter fait jaillir la croissance printanière et la moisson estivale ; lorsqu'elle descend chez Hadès, le chagrin de Déméter engendre la stérilité de l'automne et de l'hiver.[174][175][305]
La religion grecque antique distinguait nettement les pratiques cultuelles olympiennes des pratiques chthoniennes.[306][307][308] Les sacrifices aux divinités olympiennes s'exécutaient en plein jour sur des autels de pierre surélevés (bōmoi) orientés vers l'est, en mobilisant des victimes animales de couleur claire dont la gorge était tournée vers le haut en direction du ciel céleste.[306] Des portions de la viande étaient cuites et partagées entre les fidèles lors d'un festin civique communautaire, tandis que les os et la graisse étaient brûlés en offrandes odorantes destinées aux dieux. En revanche, les sacrifices aux puissances chthoniennes telles qu'Hadès, Perséphone et les esprits héroïques s'effectuaient au crépuscule ou de nuit dans une fosse sacrificielle (bothros) ou une chambre souterraine enfoncée (megaron).[306][308][309][310]
Autres résidents olympiens et cortège divin
Le mont Olympe accueillait de nombreuses divinités résidentes, personnifications et compagnons divins au-delà des Douze canoniques.[9][311][312] Les quatre enfants de Styx, Zélos (l'Émulation), Niké (la Victoire), Kratos (la Force) et Bia (la Violence), résident perpétuellement auprès de Zeus, maintenant une demeure ininterrompue en sa présence immédiate en récompense de leur aide lors de la Titanomachie.[313][314][315] Les Heures (Eunomie, Didaké et Eirénè), filles de Zeus et de Thémis, gardent les portes du ciel, repoussant les épais nuages pour permettre le passage des chars divins.[316][317] Les neuf Muses, nées de Zeus et de Mnémosyne, inspirent les poètes, les astronomes et les philosophes tout en régalant les dieux lors des festins.[318][319] Les trois Charites (Aglaé, Euphrosyne et Thalie), filles de Zeus et d'Eurynomé, dispensent la beauté, le charme et la festivité.[320][321] Les trois Moires (Clotho, Lachésis et Atropos) filent, mesurent et sectionnent le fil de la vie mortelle, opérant avec une autorité inéluctable sous l'égide de Zeus Moiragétès.[316][322][323][324]
Les serviteurs divins assumaient des responsabilités palatiales spécifiques sur l'Olympe.[325][326][327] Iris servait de messagère personnelle à Héra et à Zeus, voyageant à travers l'arc-en-ciel.[325] Hébé était la déesse de la jeunesse, fille de Zeus et d'Héra, et échanson des dieux.[326][328] Ganymède, amant de Zeus, servait d'échanson aux dieux.[327] D'autres habitants divins comprenaient Éleithyie, qui régissait l'accouchement ; Péan, médecin des dieux ; les Litai (les Prières), qui suivent Até (l'Erreur) pour guérir la folie humaine ; Momos, dieu de la satire qui fut banni de l'Olympe pour avoir raillé les dieux ; Tyché, personnifiant la fortune ; et Némésis, la rétribution divine.[329][330][331][332][333][334][335]
Plusieurs héros et divinités de la nature accédèrent au statut olympien par apothéose ou par mariage.[105][336][337] À la suite de sa mort sur le mont Oeta, Héraclès s'éleva vers l'Olympe en tant que dieu immortel, réconcilié avec Héra, et épousa Hébé, engendrant Alexiares et Anicétos, qui se dressaient en gardiens des portes olympiennes.[105][337][338][339][340] Homère note que le soi divin d'Héraclès réside sur l'Olympe tandis que son ombre spectrale (eidolon) demeure dans le monde souterrain.[341] Asclépios, fils d'Apollon, fut foudroyé par Zeus pour avoir ressuscité les morts mais parvint à l'immortalité, commémoré parmi les astres sous les traits de la constellation d'Ophiuchus aux côtés de ses filles guérisseuses Hygie, Panacée, Iaso, Aceso et Aegle.[342][343][344][345][346] Les Dioscures, Castor et Pollux, passaient des jours alternés sur l'Olympe et aux Enfers avant d'être catasérisés en la constellation des Gémeaux.[347][348] Pan, dieu des bergers et de la nature sauvage, fréquentait les sommets rustiques, inventa la syrinx et inspira une terreur soudaine (la panique).[349][350][351] Éros, accompagné des Érotes ailés (Himéros et Pothos), servait Aphrodite, inspirait la passion divine et humaine, et finit par épouser la mortelle Psyché.[352][353][354]
Réception romaine et euhémérisme
À partir du Ve siècle av. J.‑C. environ, la religion romaine adopta le panthéon grec, largement relayé par la culture étrusque. À la fin du IIIe siècle av. J.‑C., le poète Quintus Ennius codifia les Douze romains officiels, désignés sous le nom de Dii Consentes (« le Conseil harmonieux des dieux »), en deux vers hexamètres : Junon, Vesta, Minerve, Cérès, Diane, Vénus, Mars, Mercurius, Juppiter, Neptunus, Volcanus et Apollon.[288][355][356] Ennius présenta les douze sous forme de six paires complémentaires mâle-femelle, préservant une place centrale pour Vesta, dont le foyer sacré était entretenu par les Vierges vestales de l'État.[286][288][355] Dans La Cité de Dieu, Augustin d'Hippone relata la classification par l'antiquaire Marcus Terentius Varro de vingt Dii Selecti (« Dieux choisis »), qui élargissait le panthéon au-delà des Douze pour inclure Janus, Saturne, Genius, Sol, Orcus, Liber, Terra et Luna.[357][358]
Quintus Ennius traduisit également en latin l'Histoire sacrée d'Évhémère de Messène.[356][359] La doctrine philosophique connue sous le nom d'euhémérisme avançait que les dieux olympiens n'étaient point des forces cosmiques primordiales ou des êtres surnaturels, mais des rois historiques, des chefs militaires, des explorateurs et des bienfaiteurs civiques qui avaient été déifiés à titre posthume par des populations reconnaissantes.[356][359] Callimaque critiqua plus tard vigoureusement l'euhémérisme, qui n'exerça que peu d'influence en Grèce, mais la traduction d'Ennius le diffusa largement parmi les Romains comme une nouvelle position théologique.[356][359] Plus tard, les premiers Pères de l'Église reprirent l'euhémérisme en raison de son pouvoir d'expliquer les mythes à partir d'un noyau rationnel, les présentant comme des fables, des allégories et des représentations dotées d'un arrière-plan historique.[356][359]
Hellénisme moderne
Le culte des Douze Olympiens connaît un renouveau à l'époque moderne à travers le polythéisme hellénique, également connu sous le nom d'hellénisme, de dodékathéisme ou d'olympisme.[360][361][362][363][364] En 2017, après des décennies de contentieux avec le christianisme orthodoxe, le mouvement religieux a recouru aux voies juridiques pour obtenir la reconnaissance légale officielle en tant que religion reconnue en Grèce.[360] La principale organisation pilotant ce renouveau en Grèce est le Conseil suprême des Hellènes ethniques (YSEE), fondé pour promouvoir les rites traditionnels, les libations et les célébrations civiques.[365] En 2005, les dirigeants du mouvement estimaient qu'environ 2 000 membres actifs pratiquants vivaient en Grèce, avec un réseau international dépassant 100 000 fidèles participant à travers l'Europe et les Amériques.[366]
Désaccords entre éditions (3)
- espagnol: Perséphone passe un tiers de l'année (quatre mois) dans le monde souterrain et huit mois sur l'Olympe
- asturien: Perséphone passe un tiers de l'année dans le monde souterrain et huit mois sur l'Olympe
- géorgien: Perséphone passe trois mois de l'année dans le monde souterrain et neuf mois sur l'Olympe
- turc: Perséphone vit trois mois dans le monde souterrain et neuf mois sur l'Olympe
- hongrois: Perséphone passe trois mois de l'année dans le monde souterrain et neuf mois avec Déméter
- vietnamien: Perséphone a mangé quatre pépins de grenade et vit trois mois dans le monde souterrain chaque année
- chinois: Perséphone a mangé six pépins de grenade et passe six mois dans le monde souterrain, bien que certaines versions fassent état de quatre pépins et quatre mois
- grec: Perséphone passe six mois dans le monde souterrain et six mois avec sa mère
- serbe (latin): Perséphone a mangé six des douze pépins de grenade et passe six mois dans le monde souterrain chaque année
- latin: Perséphone a mangé six pépins de grenade et passe six mois dans le monde souterrain chaque année
- estonien: Perséphone passe six mois de chaque année dans le monde souterrain
- anglais: Aphrodite is the daughter of Zeus and Dione, or born from sea foam after Uranus was castrated by Cronus
- espagnol: In Homer she is the daughter of Zeus and Dione; in Hesiod she was born from the sea foam generated by Uranus's severed genitals
- portugais: Aphrodite is the daughter of Uranus and Thalassa
- italien: Aphrodite was born from the blood of Uranus spilled into the sea after castration, making her an earlier generation than Zeus
- anglais: Hephaestus is the son of Hera, either by Zeus or through parthenogenesis
- espagnol: Hera bore Hephaestus without a male consort, or his father was Zeus
- allemand: Hephaestus is the son of Zeus and Hera
- estonien: Hephaestus was born without a father, solely from Hera
Sources (89 éditions de Wikipedia)
Les éditions non anglophones fournissent des documents exhaustifs omis de l'article en anglais, en particulier l'édition espagnole, qui fournit des analyses comparatives détaillées des sphères de pouvoir divines, des tableaux structurels des opposés complémentaires divins et le déchiffrement du linéaire B en 1952 confirmant les attestations divines mycéniennes. Les éditions grecque, latine et italienne décrivent des épisodes narratifs distincts tels que les batailles physiques d'Athéna contre Arès et Aphrodite pendant la guerre de Troie, le renvoi d'Hébé après sa chute lors d'un banquet, ainsi que l'organisation sacerdotale romaine spécifique des Dii Consentes et des Dii Selecti. En outre, les éditions espagnole et asturienne détaillent la reconnaissance légale moderne de l'hellénisme en Grèce en 2017 ainsi que ses chiffres d'adhésion démographique.
Assemblé à partir des articles de Wikipedia ci-dessous, chacun épinglé à la révision consultée le 26 septembre 2026. Ils contiennent ensemble 1 077 références, dont 28 pour l'article en anglais seul.
Références
- Hansen, p. 250; Burkert, pp. 125 ff.; Dowden, p. 43; Chadwick, p. 85; Müller, pp. 419 ff.; Pache, pp. 308 ff.; Thomas, p. 12; Shapiro, p. 362; Long, pp. 140–141; Morford, p. 113; Hard, p. 80.
- Smith y Trzaskoma (eds.): The Oxford Handbook of Greek and Roman Mythography (Oxford University Press). Esta obra recoge ensayos que discuten cómo las figuras divinas, incluidos los dioses del monte Olimpo, fueron sistematizadas en la tradición literaria y cultual. Diccionario de Mitología Clásica (Espasa / Es-academic)
- Por alguna razón hay una alternancia entre Hestia y Dioniso. Esto se evidencia en comparación de listas transmitidas en escolios y autores tardíos, evidencias epigráficas (inscripciones votivas), tradición mitográfica posterior y reconstrucciones moderna (Burkert, Nilsson, Parker). Muchos estudiosos consideran que en Atenas clásica la lista incluía probablemente a Hestia, por su centralidad en el prytaneion y en la vida cívica. Sin embargo, en períodos posteriores, especialmente cuando el culto dionisíaco gana enorme importancia, Dionisio aparece integrado en la docena en algunas tradiciones.
- Homero y Hesíodo dan el sentido teológico-narrativo; Heródoto, Tucídides y Pausanias nos hablan del grupo de los doce; Livio y Varrón de la sistematización romana; Diodoro Sículo y Píndaro de la dimensión cultual olímpica
- Ilíada I, 221–222; IV, 1; VIII, 3–27; Odisea I, 26–79; Teogonía 881–885; Walter Burkert: Greek Religion. Harvard University Press, 1985, pp. 120–125; Robert Parker: On Greek Religion. Cornell University Press, 2011.
- Heródoto II, 4 y II, 50; Tucídides VI, 54, 6; Pausanias I, 3, 3; Diodoro Sículo V, 72; Livio XXII, 10, 9 (lectisternium de los doce dioses); Varrón, De lingua Latina VII, 45; Agustín de Hipona, De civitate Dei IV, 23; Long, Charlotte R.: The Twelve Gods of Greece and Rome. Brill, 1987; Bremmer, Jan N. Greek Religion. Oxford University Press, 1994.
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- Diodoro Sículo IV, 14; V, 72; Pausanias V, 11–15 (santuario de Zeus en Olimpia); Estrabón VIII, 3, 30; Píndaro, Olímpicas (especialmente Olímpica I)
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- Berger-Doer, Gratia (1986). «Dodekatheoi». Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae 3. pp. 646-658.
- Usu relativamente raru, en griegu bizantín, por casu por Nikephoros Kallistos Xanthopoulos, Atanasio d'Alexandría o Ducas.
- Verbum raro in lingua Graeca Byzantina adhibitum, e.g. a Nicephoro Callisto Xantopoulo, Athanasio Alexandrino, et Ducas.
- Taj se trermin, doduše, retko koristi, i to u vizantijskoj književnosti, npr. kod Nikifora Kalista Ksantopula, Atanasija Aleksandrijskog i Duke.
- Según Stoll, Heinrich Wilhelm (traducíu por R. B. Paul) (1852). Handbook of the religion and mythology of the Greeks. Francis y John Rivington, páx. 8. «La llimitación del so númberu [de los olímpicos] a dolce paez ser una idea comparativamente moderna»
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- Segons Stoll, Heinrich Wilhelm (traduït per R. B. Paul). Handbook of the religion and mythology of the Greeks. Francis & John Rivington, 1852, p. 8. «La limitació del seu nombre [dels olímpics] a dotze sembla haver estat una idea comparativament moderna»
- Burkert, Walter (1991): Greek Religion, Wiley-Blackwell. ISBN 978-0-631-15624-6. s. 125.
- Long, Charlotte R. (1987), The twelve gods of Greece and Rome.Volumen 107 de Études préliminaires aux religions orientales dans l'Empire romain, Maarten Jozef Vermaseren, Brill Archive, pp. 139-140, ISBN 9789004077164 .
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- (de) Johannes Scherf, « Olympos II. Mythologisch », dans Hubert Cancik et Helmuth Schneider (dir.), Der Neue Pauly, vol. 8 : Mer–Op, Stuttgart et Weimar, J.B. Meltzer, 2000, col. 1191-1192
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- Homero: Ilíada XXIV 96-101
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- Diodoro Sículo: Biblioteca histórica IV 15, 1
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- Biblioteca, p. III.13.5.
- Council of the Gods (Museum With No Frontiers) (англ.). Архів оригіналу за 12 травня 2024. Процитовано 12 травня 2024.
- Como atestiguan los registros epistolares y el gran número de altares dedicados a ellos en todo el mundo Egeo.
- Pausanias: Descrición de Grecia II, 17, describe el santuario de Argos; Heródoto: Historias III, 60, destaca el Hereo de Samos como el mayor templo de su época
- Ilíada XV, 187-193
- Festividad regulada en la Constitución de los atenienses de Aristóteles
- Cuyo ritual y devoción agraria se encuentran inmortalizados en el Himno homérico a Deméter
- Estrabón: Geografía VIII 3, 14, señala la escasez de templos a Hades, citando como único ejemplo el de Élide; mientras que el culto a Hestia residía en el fuego central del pritaneo, según describe Pausanias, Descrición de Grecia I 18, 3
- Así se muestra de forma sistemática en la Teogonía de Hesíodo y en el Catálogo de mujeres, donde se detallan sus numerosas uniones y su descendencia de héroes y reyes de toda la Hélade.
- Visibles en la colección de los Himnos homéricos dedicados específicamente a cada uno de ellos, o en las tragedias de Eurípides como Las bacantes para el caso de Dioniso. Las Dionisíacas de Nono de Panópolis es una epopeya dedicada exclusivamente a Dioniso.
- El mitógrafo Apolodoro, que nos ha legado la recopilación más extensa de mitos griegos, evita dedicarles secciones independentes debido a su escaso protagonismo
- Pausanias: Descripción de Grecia III 17, 5
- Walter Burkert analiza en su obra Religión griega, arcaica y clásica la estructura del politeísmo, destacando que los dioses se definen por un sistema de funciones cruzadas y relaciones mutuas, en lugar de competencias parceladas. Esta perspectiva se ilustra mediante la polaridad funcional entre Ares y Atenea, descrita en el capítulo III del libro. La obra está disponible en español bajo la editorial Abada Editores.
- El triunfo de los reyes divinos es una tradición iconográfica estudiada en las Imágenes de Filóstrato. Zeus y Hera aparecen representados en el friso este del Partenón. El cortejo marino de Poseidón y Anfitrite es un tema recurrente en la cerámica de figuras negras y rojas. Hades y Perséfone son inmortalizados frecuentemente en los pínakes de Locros y en las pinturas de las tumbas macedónicas.
- Jean-Pierre Vernant: "Hestia-Hermès. Sur l'expression religieuse de l'espace et du mouvement chez les Grecs", L'Homme 3, nº 3 (1963), pp. 12-50; reimpreso posteriormente como "Hestia-Hermes: The Religious Expression of Space and Movement in Ancient Greece" en Myth and Thought among the Greeks (1983), pp. 127-175 aprox. según edición.
- Burkert, Walter. Greek Religion: Archaic and Classical. Oxford: Blackwell, 1985 (orig. alem. 1977), pp. 179–181; Vernant, Jean-Pierre. Myth and Thought among the Greeks. Londres: Routledge & Kegan Paul, 1983 (orig. fr. 1965), especialmente "Hestia-Hermes: The Religious Expression of Space and Movement in Ancient Greece", pp. 127–175; Detienne, Marcel. The Gardens of Adonis: Spices in Greek Mythology. Princeton University Press, 1994 (orig. fr. 1972).
- Heródoto: Historias II 50, 1—2: «Por otra parte, los nombres de casi todos los dioses han venido a Grecia procedentes también de Egipto. Que efectivamente proceden de los bárbaros, constato que así es, merced a mis averiguaciones; y, en ese sentido, creo que han llegado, sobre todo, de Egipto, pues, en realidad, a excepción de Poseidón, los Dioscuros, Hera, Hestia, Temis, las Cárites y las Nereidas, los nombres de los demás dioses existen, desde siempre, en el país de los egipcios (y repito lo que dicen los propios egipcios). Y en cuanto a los nombres de los dioses que los egipcios aseguran no conocer, su denominación, se debe, en mi opinión, a los pelasgos, salvo la de Poseidón».
- Heródoto: Historias II 42, 1—6
- Plutarco: Sobre Isis y Osiris, 12
- Chadwick, J.: El mundo micénico, 1976; Burkert, W.: Religión griega. Arcaica y clásica, 1977; Nilsson, M. P.: The Minoan-Mycenaean Religion and its Survival in Greek Religion, 1950
- Armstrong, Karen (2007), La gran transformación: el mundo en la época de Buda, Sócrates, Confucio y Jeremías: el origen de las tradiciones religiosas, Buenos Aires: Paidós, p. 166, ISBN 9788449320392 .
- According to Homer, Aphrodite was the daughter of Zeus (Iliad 3.374, 20.105; Odyssey 8.308, 320) and Dione (Iliad 5.370–71), see Gantz, pp. 99–100. However, According to Hesiod, Theogony 183–200, Aphrodite was born from Uranus' severed genitals, see Gantz, pp. 99–100.
- 高津『ギリシア・ローマ神話辞典』p.25。
- Ilíada V, 880
- According to Hesiod's Theogony 886–890, of Zeus's children by his seven wives, Athena was the first to be conceived, but the last to be born; Zeus impregnated Metis then swallowed her, later Zeus himself gave birth to Athena "from his head", see Gantz, pp. 51–52, 83–84.
- Cartwright, Mark (2012). "Hera". World History Encyclopedia. Vaadatud 16.03.2022.
- Eurípides: Las bacantes, 1–2: Βάκχος, ὁ θεός, ἔρχεται μετὰ θιάσου μαινόμενος («Baco, el dios, llega con su séquito furioso»)
- Ovidio: Las metamorfosis I, 690: Bacchus venit, uvas ferens et thyrso comitatus («Baco llega, trayendo uvas y acompañado de su tirso»)
- Homero: Ilíada V, 330; Homero llama Cipris a Afrodita; Κύπρις δ’ ἐνέπνευσε φιλότητα θεάων («Cipris infundió amor entre las diosas»)
- Ovidio: Heroidas II, 36; Cypris docuit mentem amanti fovere («Cipris enseñó a cuidar el corazón del amante»)
- Homero: Ilíada I, 37: Φοῖβος Ἀπόλλων ἦλθε ἐπὶ τὸ πεδίον («Febo Apolo llegó al campo»)
- Virgilio: Eneida I, 329: Phoebus ipse volantibus radiis aethera illustrat («Febo mismo ilumina el cielo con sus rayos voladores»)
- Los romanos también asociaron Febo con Helios y el sol. North John A., Beard Mary, Price Simon R.F. "The Religions of Imperial Rome". Classical Mythology in English Literature: A Critical Anthology. (Cambridge University Press, 1998), p.259. ISBN 0-521-31682-0. Hacklin, Joseph. "The Mythology of Persia". Asiatic Mythology (Asian Educational Services, 1994), p.38. ISBN 81-206-0920-4.
- North John A., Beard Mary, Price Simon R.F. "The Religions of Imperial Rome". Classical Mythology in English Literature: A Critical Anthology. (Cambridge University Press, 1998), p.259. ISBN 0-521-31682-0.
- Joseph Hacklin, "The Mythology of Persia," Asiatic Mythology (Asian Educational Services, 1994), p. 38. ISBN 81-206-0920-4.
- Homero: Ilíada I, 200: παῖς Παλὰς Ἀθήνη θεά («la diosa Palas Atenea, la hija sabia»)
- Virgilio: Eneida II, 402–403: Tum Pallas, alma virgo, te praesidebat armaque ferebat («Entonces Palas, la virgen noble, te protegía y llevaba tus armas»)
- Platón: Critias 112a: Πλούτων, ὁ τῶν ἀποθανόντων βασιλεὺς, ἐν τῷ Ἅιδου βασιλεῖ («Plutón, el rey de los muertos, gobierna en el Hades»)
- Virgilio: Eneida VI, 271–272: Hic vero Pluton, rex Tartarei domus, horrendae sedes et regna sub alta videntur («Aquí mismo Plutón, rey de la casa tartárea, aparece ante las horrendas moradas y los reinos profundos»)
- Tucídides: Historia de la guerra del Peloponeso VI 54, 6–7
- Bremmer, Jan N.; Erskine, Andrew (2010). The gods of ancient Greece : identities and transformations. Edinburgh. с. 43. ISBN 978-0-7486-4289-2. OCLC 664804600.
- Rutherford, pp. 43–44; Thucydides, 6.54.6–7.
- Фукідід, 6.54.6–7.
- Gadbery, p. 447.
- Gadbery, Laura M. (1992). The Sanctuary of the Twelve Gods in the Athenian Agora: A Revised View. doi:10.2307/148235. Архів оригіналу за 1 грудня 2021. Процитовано 1 грудня 2021.
- Gadbery L. M., The Sanctuary of the Twelve Gods in the Athenian Agora: A Revised View. // Hesperia. — 61 (1992). — pp. 447.
- Ogden, Daniel (1 лютого 2010). A Companion to Greek Religion (англ.). John Wiley & Sons. с. 43. ISBN 978-1-4443-3417-3. Архів оригіналу за 1 грудня 2021. Процитовано 1 грудня 2021.
- Long, pp. 61–62 (T 13 G), 156–157; Homeric Hymn to Hermes, 128–129.
- Himno homérico IV (a Hermes), v.128
- Гомеричний гімн Гермесу 128—129.
- Pindar, Olympian 10.49.
- Піндар. Олімпійці 10.49.
- Rutherford, p. 44; Long, pp. 58 (T 13 A), 154; Pindar, Olympian 5.5.
- Піндар. Олімпійці 5.5.
- «Dodekatheon». Papyros-Larousse-Britanicca (en griego). 2007.
- Herodoro de Heraclea, FGrHist 31 F 26 (F34a-b) (Jacoby)
- Hard, Robin; Rose, H. J. (2004). The Routledge Handbook of Greek Mythology: Based on H.J. Rose's "Handbook of Greek Mythology" (англ.). Psychology Press. с. 81. ISBN 978-0-415-18636-0. Архів оригіналу за 1 грудня 2021. Процитовано 1 грудня 2021.
- Rutherford, p. 45; Delos: Long, pp. 11, 87–90 (T 26), 182; Chalcedon: Long, pp. 56–57 (T 11 D), 217–218; Magnesia on the Maeander: Long, pp. 53–54 (T 7), 221–223; Leontinoi: Long, pp. 95–96 (T 32), p. 157.
- Long, pp. 360–361, lists 54 Greek (and Roman) gods, including the thirteen Olympians mentioned above, who have been identified as members of one or more cultic groupings of twelve gods.
- Long, Charlotte R. (1 січня 1987). The Twelve Gods of Greece and Rome (англ.). Brill Archive. с. 360—361. ISBN 978-90-04-07716-4. Архів оригіналу за 1 грудня 2021. Процитовано 1 грудня 2021.
- Sylloge Inscriptionum Graecarum (SIG³) 1024
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- Berger-Doer, Gratia (1986). „Dodekatheoi“. Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae. 3. стр. 646–658.
- Diodorus Siculus, 4.39.4.
- Heródoto, Historias, 2.43–44
- Luciano: Zeus Tragoedus 8–9
- Pindar, Olympian Odes, 10.49.
- Píndaro, Olímpicas I, 46–48; IV, 1–10; Apolodoro, Biblioteca mitológica II, 5, 11–12; Herodoro de Heraclea, FGrH 31 F 21 (fragmento)
- Rutherford, pp. 45–46; Plato, The Laws 828 b-d.
- Platón, Leyes, 828 d: «Pero, además, no han de mezclar a los dioses infernales (ctónicos) y su culto con los que se deben llamar celestes (olímpicos) y los seres que los siguen, sino mantenerlo aparte y a los primeros deben realizarles las ceremonias según la ley durante el mes de Plutón, el duodécimo».
- Платон. Закони 828 b-d.
- Plato, Leges, 828 d-e.
- Platón, Fedro, 247a: «Le sigue un tropel de dioses y démones ordenados en once filas. Pues Hestia se queda en la morada de los dioses, sola, mientras todos los otros, que han sido colocados en número de doce, como dioses jefes, van al frente de los órdenes a cada uno asignados».
- Platón: Fedro 252c y 253b
- Platón, Fedro, 246 e-f
- Platon: Phaedrus Arkiveret 20. september 2015 hos Wayback Machine (WikiSource), 246 Plato, Parmenides Arkiveret 15. oktober 2008 hos Wayback Machine
- Manilio: Astronomica II, 439 y ss.
- Hermias, sobre el Fedro de Platón, p. 138
- Salustio: Περὶ θεῶν καὶ κόσμου (De diis et mundo), cap. VI–VII. Los dioses demiúrgicos son artífices del cosmos; los de las almas garantizan el renacimiento; los de la armonía ordenan con las palabras; y los guardianes protegen el orden cósmico.
- Escolio sobre Apolonio de Rodas: Argonáuticas, p. 173
- Betilo (Baetylus) es un nombre semítico relacionado con los betilos (piedra sagrada); remite a cultos fenicios o sirios.
- Carpóforo (“portador de frutos”) es un epíteto de las divinidades agrarias; su atribución egipcia puede reflejar sincretismo helenístico.
- Las Hermeneumata son manuales bilingües (griego–latín) usados en la Antigüedad tardía (siglos III–V d. C.) para la enseñanza del latín en el mundo griego (y viceversa).
- Goetz, Georg (ed.), Corpus Glossariorum Latinorum, vol. III, Leipzig, 1892 (contiene las Hermeneumata). Dickinson, W. C. (ed.), Hermeneumata Pseudodositheana, 1883. Dickey, Eleanor, The Colloquia of the Hermeneumata Pseudodositheana, Cambridge University Press, 2012 (estudio moderno).
- Hamilton, Edith (September 26, 2017). Mythology: Timeless Tales of Gods and Heroes. Illustrated by Tierney, Jim. (75th anniversary illustrated ed.). New York: Black Dog & Leventhal Publishers. ISBN 978-0-316-43852-0. OCLC 1004059928.
- Ilíada I, 495–496
- Powell, Kimberly (2019). "Genealogy of the Olympic Gods". ThoughtCo. Vaadatud 16.03.2022.
- "Cronus". Encyclopedia Britannica. 2019. Vaadatud 16.03.2022.
- En la Ilíada, Zeus aparece repetidamente como Κρονίδης (Cronida) y Κρονίων (Cronión); por ejemplo, en Il. I, 528–530: «ὣς ἔφατ’, οὐδ’ ἀπίθησε πατὴρ ἀνδρῶν τε θεῶν τε· ἀλλ’ ἄρα οἱ νεῦσε Κρονίων…» (“Así habló, y no desobedeció el padre de dioses y hombres, y asintió el Cronión…”), y también en I, 503 y VIII, 18, donde figura Ζεὺς Κρονίδης; en la Teogonía de Hesíodo, el epíteto aparece, por ejemplo, en vv. 479–480 («Κρονίδην δὲ Δία…») y el relato de la Titanomaquia y la derrota de Crono se desarrolla en vv. 617–720; asimismo, la Biblioteca mitológica (I, 1, 5–7) resume cómo Zeus libera a sus hermanos, vence a Crono y se convierte en soberano del cosmos.
- Biblioteca mitológica I,6,3.
- Biblioteca mitológica I 6, 1
- En la Ilíada Zeus es llamado repetidamente “padre de dioses y hombres” y se le atribuye la autoridad sobre el orden y la justicia. Por ejemplo, en Il. I, 524–528
- Zeus aparece ligado a la custodia de la verdad y los juramentos divinos. Así en Teogonía, 507–510
- La autoridad de Zeus sobre el destino humano se refleja en la Ilíada, por ejemplo en I, 75–80, y en Teogonía, vv. 140–145
- Los emblemas de Zeus reflejan su poder y autoridad sobre el cielo y los hombres: el rayo simboliza su capacidad de castigar y controlar los elementos (cf. Hesíodo, Teogonía 404–409); el águila representa su dominio y vigilancia desde los cielos (Homero, Ilíada 1.524–530); el toro es emblema de fuerza y virilidad, presente en sacrificios y mitos como el rapto de Europa (Pseudo-Apolodoro, Biblioteca II.4.1); y el roble simboliza la sabiduría y la estabilidad de su poder, venerado en su santuario de Dodona (Heródoto, Historias 2.52–53). Todos estos emblemas aparecen en la literatura y la iconografía griega como atributos identificativos del dios supremo.
- En el arte clásico se le reconoce por el rayo y la postura regio‑imperial; una escultura emblemática es Bronce de Artemisión (anónimo griego, c. 450 a. C., Museo Arqueológico Nacional de Atenas), una de las grandes figuras del clasicismo, y en pintura mitológica aparece recurrentemente en escenas como El juicio de Paris de William Etty (1826, Lady Lever Art Gallery), donde es una de las tres deidades disputando el fruto de la discordia; también aparece en conjuntos renacentistas como Zeus y Hera de James Barry (1790–99, Graves Art Gallery, Sheffield), representando la pareja divina.
- Ovidio (Las metamorfosis VI, 103—128) nos habla del catálogo de ‘raptos de Júpiter’ (Furta Iovis): como toro se unió a Europa, como águila a Asteria, como cisne a Leda, como sátiro a Antíope, como Anfitrión a Alcmena, como lluvia de oro a Dánae, como fuego a Egina, como pastor a Mnemósine y como serpiente a Perséfone.
- Diodoro Sículo: Biblioteca histórica IV 9, 2-3
- Pausanias: Descripción de Grecia II, 15, 4
- Escolio a Píndaro, odas nemeas X 150a; en donde tanto Cástor como Pólux son ambos hijos de Zeus.
- Cartwright, Mark (2013). "Zeus". World History Encyclopedia. Vaadatud 16.03.2022.
- Himno homérico XII (a Hera)
- Homero: Ilíada XVI, 432; Ovidio: Fastos VI, 29
- Estrabón, p. 413; Pausanias, vii. 4. § 7; Apolonio de Rodas, i. 187. Varias regiones de Grecia afirmaban ser el lugar de nacimiento de Hera, destacando especialmente Argos y Samos, que además fueron los principales centros de su culto en la Antigüedad.
- Hera persigue implacablemente a Heracles, enviándole las serpientes en la cuna y provocándole la locura (Apolodoro, Biblioteca II, 4, 8–12); transforma a Ío en vaca y la hace vigilar por Argos (Apolodoro, Biblioteca II, 1, 3; Ovidio, Metamorfosis I, 568–750); castiga a Sémele induciéndola a pedir a Zeus que se manifieste en su forma divina, lo que causa su muerte (Apolodoro, Biblioteca III, 4, 3); y atormenta a Leto, prohibiendo que dé a luz en tierra firme (Himno homérico a Apolo, vv. 47–52). Estos episodios consolidan su imagen literaria como esposa celosa y vengativa dentro del mito griego.
- Ilíada I,399, Hera se juntó con Poseidón y Atenea para el motín.
- Ilíada XV, 18; Apolodoro: Biblioteca mitológica I 3, 5. Zeus la había colgado del Olimpo por enviar una tormenta contra Heracles cuando este, después de conquistar Troya, se hizo a la mar.
- Higino: Fábulas, 30
- La enemistad entre Juno y Eneas ya se narra desde el primer verso de la Eneida.
- Hesíodo: Teogonía 315 y 329
- Los emblemas de Hera reflejan su papel como protectora del matrimonio, la fertilidad y la realeza: el pavo real simboliza su majestad y vigilancia (cf. Hesíodo, Teogonía 924–925); la granada representa la fecundidad y la vida (cf. Pausanias, Descripción de Grecia 2.17.1); el cuco está asociado a su nacimiento y al mito de Crono (cf. Apolodoro, Biblioteca III.6.2); y la vaca simboliza su aspecto nutridor y maternal, reflejado en cultos arcaicos y santuarios dedicados a ella (Pausanias, Descripción de Grecia 2.31.3–4).
- Iconográficamente se la representa como reina con cetro y corona; en pintura está Zeus y Hera de James Barry (1790–99, Graves Art Gallery, Sheffield), donde aparece junto al soberano del Olimpo, y en escultura antiguamente se conocían grandes cultos a su imagen en templos como el de Hera en Olimpia, con estatuaria cultual descrita por Pausanias; en arte moderno puede verse en escenas del mito recogidas en obras de la tradición clasicista europea que integran a la reina de los dioses con atributos de matrimonio y majestuosidad.
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 7 (Sobre su pavo real) y 8 (Sobre Iris, su arcoíris)
- Coluto: El rapto de Helena, 89; Homero, Ilíada XIV, 263-280 (Hera le promete Pasítea a Hipnos).
- Agustín de Hipona: La ciudad de Dios, IV, 11; Segundo Mitógrafo Vaticano, 9. En la religión romana primitiva, Júpiter no era solo “dios del rayo”, sino personificación del cielo luminoso diurno (Diespiter, ‘padre cielo’). Juno, como su contraparte femenina, fue interpretada por algunos autores como la potencia femenina del cielo, la capa atmosférica (el aire) que envuelve y fecunda. La manifestación activa del poder celeste sobre la tierra. En lecturas simbólicas: Cielo (principio activo, generador) = Júpiter; Aire (medio que transmite, fecunda, conecta) = Juno. Si Júpiter es el éter o el cielo supremo, Juno puede entenderse como el aire intermedio, el espacio donde se forman las nubes, las tormentas y la lluvia (fenómenos también asociados a la pareja divina). Esto no es la teología oficial romana estricta, sino una interpretación filosófica y alegórica posterior.
- Himno homérico XXII (a Poseidón): «Por Poseidón, el gran dios, comienzo a cantar, el que agita la tierra y la límpida mar el marino, que posee el Helicón y la vasta Egas. Doble fue, Sacudidor de la tierra, el honor que los dioses te atribuyeron: de los corceles ser el domador y, a la vez, salvador de naves. ¡Salve, Poseidón, conductor del carro subterráneo, el de oscura cabellera! Y, feliz, con corazón benévolo, ampara a los navegantes».
- Cartwright, Mark (2019). "Poseidon". World History Encyclopedia. Vaadatud 16.03.2022.
- El tridente es su arma y símbolo más característico. Con él desencadenaba tormentas, calmaba las aguas y provocaba terremotos golpeando la tierra. En el mito del Minotauro, Poseidón envía un toro blanco al rey Minos, lo que desencadena la historia del monstruo cretense (cf. toro de Creta). Poseidón creó el primer caballo (cf. Escifio). Por eso también era considerado dios de los caballos y patrón de los jinetes. El delfín un animal marino asociado a la protección y guía de los navegantes.
- Hesíodo: Teogonía 930-934
- Higino, Fabulae 14
- Teogonía, 277-79; Apolodoro, 2.3.2
- Odisea 1 71; Higino, Fabulae 157
- Platón: Critias 113d–e
- Señor de los mares, aparece en pintura en obras mitológicas donde domina las olas o con su tridente en escenas renacentistas y barrocas, y en escultura hay ejemplos clásicos de representaciones de dioses marinos en estatuaria decorativa; además, en contexto público es frecuente la gran estatua urbana de Poseidón que decora el puerto de Copenhague (arte moderno), aunque para arte antiguo la presencia de su figura se aprecia en mosaicos y frisos de época helenística que lo muestran con delfines y caballos.
- En el Museo Nacional del Bardo de Túnez hay un famoso mosaico romano que representa a Neptuno en su carro tirado por hipocampos y acompañado por tritones y otros seres marinos. También hay figuras de ictiocentauros como parte de la procesión marina.
- El famoso templo del cabo Sunio estaba dedicado a Poseidón, según testimonios epigráficos (IG I 310, 324; II/III 1270, 1300), el templo dominaba el promontorio. Estos altares costeros pudieran provenir de marineros ofreciendo sacrificios antes de zarpar. En la Odisea (XIII, 100–120) se habla de la influencia de Poseidón sobre los vientos y tormentas, reforzando que los navegantes debían tenerlo en cuenta y a menudo implorarlo para viajes seguros.
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 3 (Sobre Saturno)
- Cicerón: De natura deorum III, 20
- Himno homérico II (a Deméter)
- Cicerón: De natura deorum II, 23
- Vennad Stephanidesed. "Iidsete aegade lood". Tallinn, "Eesti Raamat" 1991, lk. 34–36
- Hesíodo: Teogonía vv. 453-455
- Himno homérico II (a Deméter), 305–313
- Pallardy, Richard (Invalid Date). "12 Greek Gods and Goddesses". Encyclopedia Britannica. Vaadatud 16.03.2022.
- , ISBN 9789587411263, <http://books.google.cat/books?id=6DQNOTALrkoC&lpg=PA63&vq=Pers%C3%A9fone&dq=Mito%20de%20Pers%C3%A9fone%20inframundo&pg=PA63#v=onepage&q&f=false>
- Himno homérico II (a Deméter) 105-300
- En los misterios de Eleusis, los sacerdotes invocaban ritualmente a Deméter como diosa de la agricultura, la fertilidad y el ciclo de la vida y la muerte. El culto eleusino conmemoraba el mito del rapto de Perséfone y la búsqueda de la diosa, fundamento simbólico de la regeneración agrícola y de la esperanza en una vida bienaventurada tras la muerte. Las referencias principales se encuentran en el Himno homérico a Deméter, que narra la institución de los misterios por la propia diosa, y en Pausanias, Descripción de Grecia (I, 38, 2–3), donde se mencionan los ritos y la importancia del santuario eleusino dentro del mundo griego.
- Tras el retorno de Perséfone, Deméter reveló los misterios eleusinos, un culto de raíz agrícola que ofrecía a los iniciados la esperanza de una existencia dichosa tras la muerte; esta tradición se relata en el Himno homérico a Deméter (vv. 450–495), y es comentada también por Plutarco, De Iside et Osiride 359d–e, y Pausanias, Descripción de Grecia I, 38, 2–3, quienes explican la función de los misterios como transmisión de conocimiento secreto ligado a la fertilidad de la tierra y a la vida futura.
- La diosa de la cosecha aparece iconográficamente con espigas o antorchas; en escultura clásica destaca la presencia cultual de estatuas de Deméter en templos griegos, y en pintura renacentista y posrenacentista figuras como El regreso de Perséfone de Frederic Leighton (1891) representan la emotiva reunión madre‑hija en un paisaje dramático de mitos agrícolas; también son conocidas representaciones de Deméter en relieves y sarcófagos antiguos que ilustran sus ciclos con Perséfone y el inframundo.
- Los emblemas de Deméter reflejan su vínculo con la fertilidad de la tierra y la alimentación: el trigo simboliza los cereales y la agricultura (cf. Hesíodo, Teogonía 922–924); la amapola está asociada a la siembra y a los ciclos de vida y muerte (cf. Ovidio, Las metamorfosis V.383–400); la menta representa sus cultos y rituales de purificación y fertilidad (cf. Pausanias, Descripción de Grecia 8.31.2); y el cerdo es un animal sacrificial en su honor, vinculado a la abundancia agrícola y los misterios de Eleusis (cf. Hesíodo, Trabajos y días 450–460; Apolodoro, Biblioteca I.5.2).
- Esta etimología se documenta en Varrón, De lingua latina (Libro V, 98) y en Plinio el Viejo, Historia natural (XVIII, 20), que relacionan a Ceres con los cultivos de ‘cereales’, el sustento humano y la fertilidad de la tierra.
- Merriam-Webster's Encyclopedia of Literature. Merriam-Webster. 1995. p. 81. ISBN 9780877790426.
- Himnos homéricos, Himno XI, A Atenea
- Himno homérico a Afrodita, 9-15
- Cartwright, Mark (2012). "Athena". World History Encyclopedia. Vaadatud 17.03.2022.
- Hesíodo: Teogonía 886 y ss., 924.
- En Ilíada V, 880, Ares le reprocha a Zeus su favoritismo con Atenea: «la tienes consentida porque tú solo alumbraste a esa hija». Filóstrato (Descripciones de cuadros II, 27) nos cuenta el orgullo que siente Zeus por su hija: «Zeus respira con placer, observa a su hija y está orgulloso de haberla traído al mundo». Este favoritismo pudiera explicar que en Ilíada I, 400, cuando Hera, Poseidón y Atenea se amotinaron contra Zeus y quisieron atarlo, Zeus nunca castigó a Atenea.
- Atenea es la patrona de la ciudad de Atenas, a la que otorgó su nombre según la tradición mítica. Durante la disputa con Poseidón por el patrocinio de la ciudad, Atenea ofreció el olivo, útil para la alimentación, la construcción y la producción de aceite, mientras que Poseidón solo ofrecía agua salada; la ciudad eligió a la diosa como su protectora, consagrándole templos y festivales, entre ellos las Panateneas. Este mito se recoge en Pausanias, Descripción de Grecia (I, 16, 3) y en fuentes literarias como Ovidio, Las metamorfosis (XIII, 750–760), y se refleja en la iconografía ateniense, donde Atenea es representada como la guardiana de la ciudad, con su égida y el olivo como símbolos de protección y prosperidad.
- El olivo es el símbolo de Atenea porque, según la tradición mítica, la diosa lo regaló a los atenienses durante su disputa con Poseidón por el patrocinio de la ciudad de Atenas, ofreciendo un árbol útil para la alimentación, el aceite y la construcción, mientras que Poseidón solo ofrecía agua salada; este mito se relata en Las metamorfosis (XIII, vv. 750–760) y en fuentes griegas como Pausanias, Descripción de Grecia, I, 16, 3, donde se explica que el olivo consagrado por Atenea se convirtió en un símbolo de paz, prosperidad y sabiduría, vinculado directamente con su carácter de protectora de la ciudad y de la civilización.
- Atenea favoreció especialmente a Erictonio, rey mítico de Atenas nacido de manera prodigiosa, a quien la diosa protegió y educó. Según la tradición, Atenea lo crio en secreto en un cofre, instruyéndolo en la artesanía y la sabiduría, y más tarde lo convirtió en fundador de la dinastía ateniense, consolidando así su papel de protectora de la ciudad y promotora de la civilización. Este mito se encuentra en Pausanias, Descripción de Grecia (I, 16, 2–3) y en relatos resumidos de la Biblioteca mitológica del Pseudo-Apolodoro (I, 14, 3), que destacan el vínculo especial entre la diosa y el primer rey mítico de Atenas.
- En la poesía épica, Atenea actúa como intermediaria y protectora de los héroes, enviada por Zeus para guiarlos, aconsejarlos y favorecerlos en el combate. En la Ilíada (libros I, XX y XXII), Atenea protege a héroes como Aquiles y Diomedes, impidiendo que caigan en peligro y otorgándoles valor y estrategia en momentos críticos, lo que refleja su papel de divinidad que interviene activamente en la acción humana bajo la autoridad de Zeus. También ayudó a muchos otros héroes, como Odiseo, Jasón, Heracles, Tideo o Perseo.
- Atenea suele ser representada acompañada de un mochuelo (Athene noctua), símbolo de sabiduría, vigilancia y clarividencia, que refuerza su carácter de diosa prudente y protectora de la ciudad. La asociación aparece en cerámica ática arcaica y clásica y en la escultura, incluyendo representaciones de Atenea Pártenos y monedas atenienses. J. Boardman: Greek Art, 1996, pp. 45‑46; J. Neils: Goddess and Polis, 1992, pp. 15‑17
- La estrategia y la sabiduría en arte clásico a menudo se encarnan en la monumental Atenea Pártenos, la obra colosal de Fidias (original perdido, conocida por copias romanas y descripciones, ej. Atenea Giustiniani en Museos Vaticanos), y en pintura renacentista escenas de su nacimiento o intervención en batallas aparecen en obras de Mantegna o Rubens; por ejemplo, varios frontones y metopas de templos como el Partenón narran sus actos heroicos y son representaciones arquitectónicas icónicas.
- Atenea se asocia frecuentemente con el Gorgoneion, el rostro de la Gorgona que la diosa porta en su égida como símbolo protector y amuleto contra el mal. Este atributo aparece ya en la Ilíada (VIII, 590–600), donde la égida de Atenea inspira terror en los enemigos, y se confirma en la iconografía arcaica y clásica, como se observa en el friso del Partenón y en representaciones de vasos áticos del siglo V a.C.
- En Hesíodo: Teogonía, 95 se dice que de Apolo descienden los aedos y citaristas. Homero lo invoca con frecuencia al inicio de la Ilíada y la Odisea (I, 1) como fuente de inspiración poética, y los himnos homéricos lo presentan como protector de la música, la poesía y la armonía (himno homérico a Apolo 3 y 7), subrayando su rol como guía de los cantores y compositores de la tradición oral. Además, autores como Píndaro (odas olímpicas 1.1-8) lo ensalzan como garante de la inspiración poética y la excelencia artística, consolidando su figura como patrón de los aedos y de la poesía épica en general.
- Se le reconoce protector de la música y la poesía en la Ilíada, la Odisea y los himnos homéricos; dios sanador en la Teogonía 354-361 y en relatos sobre su hijo Asclepio (Pausanias, Descripción de Grecia 2.27.7), y patrón de la adivinación a través del oráculo de Delfos según Píndaro, Oda Olímpica 1.1-8 y Heródoto, Historias 8.43.
- Cartwright, Mark (2019). "Apollo". World History Encyclopedia. Vaadatud 17.03.2022.
- Himno homérico III a Apolo, 14-20.
- Hesíodo: Teogonía, 95; himno homérico (a Apolo) III, 356
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 30-34. Los símbolos de Apolo incluyen el cuervo (era su mensajero y delató la infidelidad de Corónide); estas asociaciones se documentan en Himno Homérico III a Apolo y en Pausanias, Descripción de Grecia 10.5.5, donde se relata el mito de Dafne y la consagración del laurel a Apolo.
- El dios de la música y las bellas artes tiene esculturas clásicas como Apolo de Belvedere (Museos Vaticanos), considerada una obra maestra de la copia romana de la escultura griega, y en pintura escenas como Apolo y Dafne de Bernini (Galleria Borghese, mármol barroco) muestran episodios mitológicos dramáticos; además, representaciones renacentistas del dios con su lira o arco aparecen en numerosas obras que exploran la luz y la armonía del arte clásico.
- Ovidio (Las metamorfosis VI, 103—128) nos habla de los raptos de Febo: como azor se unió a Marpesa, como león a Cirene y como pastor a Ise, hija de Macareo.
- Homero: Ilíada II.595-600; Luciano: Diálogos de los Dioses 14; Apolodoro: I.3.3; Pausanias: III.1.3.
- Apolodoro: Biblioteca mitológica I 4, 2; Marsias encontró la flauta que Atenea había rechazado y retó a Apolo a un concurso musical. Apolo, usando la cítara al revés, ganó la prueba porque Marsias no pudo imitarlo, y como castigo lo colgó de un pino y lo desolló.
- Filodemo: De Pietate (‘Sobre la piedad’), preservado en el papiro de Herculano 243 III (Obbink). Higino: Fábulas, 161
- En la mitología griega Febo es el epíteto más común para Apolo. Así en, por ejemplo, Himno homérico XXI (a Apolo); Teogonía, 15; Ilíada I, 44
- El sobrenombre de Febo, que se aplica con frecuencia a Apolo en los poemas homéricos, apunta al sol; las tradiciones relativas a los hiperbóreos y su culto a Apolo muestran claros indicios de que consideraban al dios bajo la misma luz. (Alceo, ap. Himerio, XIV, 10; Diodoro Sículo: Biblioteca histórica II, 47).
- En la época de Calímaco, algunas personas distinguían entre Apolo y Helios, por lo que fueron censuradas por el poeta. (fr. 48, ed. Bentley.) Pausanias (Descripción de Grecia VII, 23) afirma que conoció a un sidonio que declaraba que Apolo y Helios eran dos dioses eran idénticos. Pausanias añade que esto estaba en consonancia con las creencias de los griegos (Estrabón: Geografía XIV, 635; Plutarco, De Ei apud Delphos 4, De Defensione Oraculi, 7).
- Himnos homéricos IX y XXVII (a Artemisa)
- Artemisa también es conocida como protectora de las doncellas y las mujeres en edad fértil: podía aliviar los dolores del parto y garantizar un alumbramiento seguro, pero al mismo tiempo tenía el poder de causar la muerte súbita, especialmente a quienes violaban su castidad o desobedecían sus decretos; estos atributos se reflejan en la literatura y los mitos griegos clásicos, por ejemplo en Hesíodo, Teogonía 924–926, Homero, Ilíada 21.497–502, y en relatos de Pausanias sobre santuarios donde se le rendía culto como protectora de las mujeres y niños (Pausanias, Descripción de Grecia 3.18.12).
- Cartwright, Mark (2019). "Artemis". World History Encyclopedia. Vaadatud 16.03.2022.
- Ilíada XXI, 470 y ss. En la tradición micénica, Artemisa es identificada con la Potnia Theron (“Señora de los Animales”), un título que aparece en inscripciones y contextos iconográficos del II milenio a.C.; este epíteto la vincula con la caza, la protección de la fauna y la naturaleza salvaje, y se refleja en la iconografía de sellos, figurillas y frescos micénicos, así como en la literatura posterior (fuentes: Nilsson, Geschichte der Griechischen Religion, 1940, vol. I, pp. 142–145; Burkert, Greek Religion, 1985, pp. 88–90; donde se conservan reminiscencias de su función de diosa protectora de los animales).
- Artemisa suele ser acompañada por un coro de ninfas, jóvenes inmortales que la siguen en los bosques y montañas durante la caza, participando en danzas, cantos y rituales en su honor; esta tradición aparece en la literatura épica y lírica griega, como en Homero, Ilíada 21.505–510, Hesíodo, Teogonía 924–925, y en relatos mitológicos de Pausanias, Descripción de Grecia 8.36.5–6, que destacan la compañía constante de Artemisa por estas figuras femeninas asociadas a la naturaleza y la protección de la caza.
- Calímaco: Himno III (a Artemisa), vv. 185-224
- Artemisa castigó al cazador Acteón por haberla visto desnuda mientras se bañaba: la diosa lo transformó en ciervo y fue despedazado por sus propios perros de caza; el episodio se narra con detalle en Ovidio, Las metamorfosis III.138–252, y también es mencionado en Pausanias, Descripción de Grecia 9.2.3 y en la tradición mitográfica recogida por Apolodoro, Biblioteca mitológica III.4.4.
- Higino: Fábulas, 195
- Pseudo-Apolodoro: Biblioteca mitológica III 8,2
- Higino: Fábulas, 223
- La diosa de la caza y la luna, aparece en numerosas pinturas mitológicas de artistas como Paolo Veronés (Diana y Acteón, 1556‑59, National Gallery), así como en esculturas clásicas de cazadoras como la Artemisa de Gabios y copias romanas de obras griegas donde posa con arco y animales; su figura sigue siendo un motivo frecuente en iconografía renacentista y barroca que subraya su independencia y fuerza.
- Los símbolos de Artemisa reflejan su relación con la naturaleza y la caza: la luna, asociada a su rol como diosa nocturna y virginal; el ciervo y la osa, que representan su dominio sobre los animales salvajes y su protección de la fauna; y el ciprés, árbol vinculado a los bosques y a la muerte ritual, presente en cultos y santuarios dedicados a ella (fuentes clásicas: Hesíodo, Teogonía 924–925; Pausanias, Descripción de Grecia 8.36.5–6; iconografía griega arcaica y clásica: sellos micénicos y vasos áticos).
- Cornuto: Compendio de teología griega, 65; el autor dice directamente que Apolo es el Sol y Ártemis la Luna.
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 39 (Sobre Marte): «Marte es el dios de la guerra, y se le llama Marte porque la guerra se libra entre hombres (mares). Marte recibe su nombre de mas, «hombre», por así decirlo. Del mismo modo, se le llama «creador de muertes», ya que la muerte (mors) recibe su nombre de Marte».
- Cartwright, Mark (2017). "Ares". World History Encyclopedia. Vaadatud 16.03.2022.
- Ilíada, 890
- Teogonía, 922 y 935
- En la tradición romana y griega, Ares era considerado natural de Tracia, región situada al norte de Grecia, famosa por sus guerreros feroces; esta asociación se refleja en la literatura clásica, donde los tracios son descritos como seguidores apasionados de Ares y expertos en la guerra (fuentes: Homero, Ilíada 5.889–896; Hesíodo, El escudo de Heracles 291–295; Pausanias, Descripción de Grecia 1.3.4).
- Homero: Ilíada IV, 333 y 436
- Boccaccio: Genealogia deorum gentilium IX, 3
- El dios Ares dio su nombre al Areópago, la “Colina de Ares” en Atenas, que según la tradición era el lugar donde se reunía el consejo judicial más antiguo de la ciudad y donde se juzgaban delitos graves, especialmente homicidios; esta asociación entre el dios y el sitio se menciona en Pausanias, Descripción de Grecia 1.28.6–7 y en estudios de topografía ateniense clásicos.
- La figura del dios de la guerra se encuentra en esculturas de la antigüedad clásica como el Ares Ludovisi (Museos Capitolinos), una copia romana de un original griego del siglo IV a. C., y en pintura aparece en escenas de combate mitológico, por ejemplo en ciclos sobre la guerra de Troya y el juicio de Paris donde su presencia guerrera se contrapone a la de Atenea o Afrodita; estas obras exploran el conflicto y la furia bélica.
- Los emblemas de Ares reflejan su naturaleza guerrera y destructiva: además de su armamento habitual (lanza y escudo), se le asocian la serpiente, símbolo de astucia y peligro; la antorcha, vinculada a la destrucción y la guerra; el jabalí, representando la fuerza bruta y la ferocidad en combate; y el buitre, asociado a la muerte en el campo de batalla y su carácter sanguinario (fuentes clásicas: Hesíodo, Teogonía 795–797; Homero, Ilíada 5.198–200, 13.290–300; Pausanias, Descripción de Grecia 1.3.4, donde se mencionan rituales y símbolos de Ares en diferentes cultos locales).
- Los hermanos Rómulo y Remo, considerados los fundadores legendarios de Roma, reciben la sangre de Marte a través de su madre Rea Silvia, quien fue impregnada por el dios, estableciendo así un linaje divino que vincula la ciudad de Roma con la fuerza guerrera y la protección de Marte (fuentes clásicas: Tito Livio, Ab Urbe Condita I.3–7; Plutarco, Vida de Romulo, 1–4).
- Para los romanos, Marte simbolizaba el poderío militar entendido como medio para garantizar la paz (pax), y se le veneraba como páter del pueblo romano, protector de la ciudad y garante del orden cívico y religioso; esta visión se refleja en la literatura y la religión romana, por ejemplo en Tito Livio, Ab Urbe Condita I.3–7, que vincula a Marte con el linaje de Rómulo y Remo, y en Ovidio, Fasti I.115–150, donde se celebra su papel como dios de la guerra regulada y como padre fundador simbólico de Roma.
- Según Georges Dumézil y su teoría de la función triple protoindoeuropea, Marte no era únicamente un dios de la guerra, sino también una deidad vinculada a la fertilidad y al mundo rústico: sus energías se dirigían a asegurar el crecimiento de los cultivos y protegerlos de fuerzas hostiles, integrando así el poder militar con el cuidado de la tierra y la prosperidad agrícola, función que se evidencia en los rituales campesinos romanos, como los ludi o Cerealias, y en textos como Dumézil, La religion romaine archaïque, 1966, vol. 1, pp. 234–240.
- Hesíodo: Teogonía, 203: «Y estas atribuciones posee [Afrodita] desde el comienzo y ha recibido como lote entre los hombres y dioses inmortales: las intimidades con doncellas, las sonrisas, los engaños, el dulce placer, el amor y la dulzura».
- Himno homérico V, a Afrodita: «Afrodita, que despierta en los dioses el dulce deseo y domeña las estirpes de las gentes mortales, a las aves que revolotean en el cielo y a las criaturas todas, tanto a las muchas que la tierra firme nutre, como a cuantas nutre el mar. A todos afectan las acciones de Citerea, la bien coronada».
- Cartwright, Mark (2018). "Aphrodite". World History Encyclopedia. Vaadatud 16.03.2022.
- Según Hesíodo (Teogonía, 188), Afrodita nació de Urano, abuelo de Zeus, después de que Crono lanzara sus genitales castrados al mar. Los miembros divinos, a la deriva en el mar, formaron una espuma y de ahí nació la diosa. Esto apoya la etimología de su nombre, "nacida de la espuma". Como tal, Afrodita pertenecería a la misma generación que Crono, padre de Zeus, y técnicamente sería la tía de Zeus. Ver el nacimiento de Afrodita.
- Homero: Ilíada V, 370
- Primer Mitógrafo Vaticano, 43. Afrodita, esposa de Hefesto, mantuvo un romance con Ares. El episodio más famoso se narra en Homero, Odisea VIII,266-366, donde Hefesto, al descubrir la infidelidad, prepara una trampa: fabrica una red invisible para atrapar a la pareja en el acto y exhibirlos ante los otros dioses, provocando burla y escarnio en el Olimpo. Higino (Fábulas, 148) dice que del oprobio de Venus y Marte nació Harmonía.
- La comitiva de Afrodita está descrita en varias fuentes literarias y míticas: la acompañan los dioses y personificaciones del amor como la Persuasión (Peito) y el Deseo (Hímero), así como Himeneo (Canto nupcial); también los Erotes (Amores), quienes representan distintos aspectos del amor y la atracción (véase Hesíodo, Teogonía 945–971; Homero, Himno homérico a Afrodita 1–60; Pausanias, Descripción de Grecia 1.14.6–7).
- Plutarco: Moralia II, 23; Ilíada XIV, 197 s.: «allí estaba el amor, allí el deseo, allí la amorosa plática y la seducción que roba el juicio incluso a los muy cuerdos»»
- En el relato del Juicio de Paris, Afrodita es proclamada la más hermosa de todas las diosas por el príncipe troyano Paris, después de que Hera y Atenea compitieran por su favor; como recompensa, Afrodita le promete a Paris el amor de la mujer más bella del mundo, Helena, desencadenando así la guerra de Troya. Apolodoro: Biblioteca mitológica III, 12–14: describe cómo Paris elige a Afrodita como la diosa más hermosa y recibe la promesa de Helena. Pausanias, Descripción de Grecia 3.19.1 menciona la tradición de la elección de la diosa más hermosa por Paris y el papel de Afrodita.
- Primer Mitógrafo Vaticano, 43. Los emblemas de Afrodita están ampliamente documentados en la literatura y el arte de la antigüedad: la paloma y el mirto son sus símbolos más antiguos, asociados con el amor y la belleza (cf. Hesíodo, Teogonía 188–191); la manzana aparece en relatos mitológicos relacionados con la disputa de las diosas y el juicio de Paris (Apolodoro, Bibliotheca, III.12–14); la venera (concha marina) se popularizó como atributo iconográfico en la escultura y pintura clásica y renacentista, representando su nacimiento del mar (Homero, Himnos Homéricos, Himno a Afrodita 1–10; Botticelli, El nacimiento de Venus, 1485–1486); y la rosa, adoptada en la literatura y el arte helenístico y romano, simboliza la pasión y el amor erótico (Ovidio, Las metamorfosis 10.306–315).
- Los nombres de las diosas del amor reflejan su influencia lingüística en distintas culturas: Afrodita dio origen al término «afrodisíaco», usado para describir sustancias que estimulan el deseo sexual, derivado directamente de su nombre en la tradición griega clásica (véase Robert Graves, La mitología griega, 1955, p. 144); de manera análoga, la romana Venus originó los términos «venerar» —con el sentido de rendir culto o respeto— y «venéreo», relacionado con el amor o la sexualidad, tal como se documenta en la etimología latina y en estudios de lexicografía clásica (véase Lewis & Short, A Latin Dictionary, 1879, s.v. Venus).
- Himno homérico XX (a Hefesto)
- Cartwright, Mark (2019). "Hephaistos". World History Encyclopedia. Vaadatud 17.03.2022.
- Según Homero, Ilíada I,590-594, Hera expulsa a Hefesto porque se avergonzaba de que fuera cojo. Apolodoro (Biblioteca mitológica I 3, 5) dice que Zeus arrojó a Hefesto por acudir en auxilio de Hera, que estaba atada.
- Ilíada I,590-594; Apolodoro: Biblioteca mitológica I 3, 5
- Quinto de Esmirna: Posthoméricas IX, 365; Ovidio: Las metamorfosis XIII, 314. Los autores, especialmente romanos, dicen que Lemnos está consagrada a Hefesto porque allí cayó desde el Olimpo.
- Ilíada XVIII, 478-486
- Higino: Fábulas, 166: «Vulcano había fabricado unos tronos de oro y acero para Júpiter y los demás dioses; cuando Juno se sentó, quedó de repente suspendida en el aire. Se mandó recado a Vulcano para que liberase a su madre, a la que había amarrado, pero —airado por haber sido precipitado desde el cielo—, dijo que él no tenía ninguna madre».
- En el arte a Hefesto/Vulcano se lo representa con unas tenazas de herrero o un martillo, indicando que era el herrero de los dioses. Dice Robert Graves que su símbolo era una codorniz, pájaro que en primavera baila a la pata coja (pues Hefesto era cojo). Eratóstenes (Catasterismos, XI) dice que durante la Gigantomaquia, Dioniso, Hefesto y los sátiros marcharon a lomos de burros que rebuznando los pusieron en fuga a los gigantes.
- Estrabón, Geografía VI 2, 10, hablando de de Sicilia, relaciona los volcanes activos con la acción de Hefesto. Diccionarios etimológicos modernos confirman que «volcán» deriva de Vulcano (por ejemplo, Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, s.v. “volcan”).
- Himno homérico a Hermes 13
- Hermes y Mercurio son dioses asociados a los viajes, el comercio y la comunicación. Protegían a viajeros, comerciantes y mensajeros, facilitando los intercambios, la movilidad y la transmisión de información entre mortales y dioses. Así en Homero: Ilíada XXIV, 334–347), Cicerón: De natura deorum III, 56; Himno homérico a Hermes (13–60).
- Cicerón, De natura deorum III, 56 lo vincula con los mercadores y el intercambio; Varrón, De lingua latina V, 66–68 relaciona su nombre con merx y mercari. Himno homérico a Hermes (vv. 13–60), Hermes roba el ganado de Apolo el mismo día de su nacimiento, consolidando su carácter de dios astuto y protector de ladrones. El mismo himno (vv. 550–560) le atribuye dones proféticos y mediación divina. En Ilíada (XXIV, 334–347), Hermes guía a Príamo hasta Aquiles como heraldo y conductor seguro.
- Cartwright, Mark (2019). "Hermes". World History Encyclopedia. Vaadatud 17.03.2022.
- Homero: Odisea VIII, 335, XIV, 435, XXIV, 1; Himno homérico a Hermes; Ovidio: Las metamorfosis I 682, XIV, 291
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 53 (Sobre los Mercurios) y 54 (Por qué es llamado Mercurio)
- Los emblemas de Hermes reflejan distintos aspectos de su carácter: la grulla simboliza vigilancia y astucia en sus funciones de guía y mensajero (cf. Pausanias, Descripción de Grecia 2.38.5); el azafrán se relaciona con rituales y ofrendas asociadas a su culto (cf. Croco); y la tortuga está vinculada a su invención de la lira, hecha a partir del caparazón de este animal, representando su ingenio y creatividad (Homero, Himno Homérico a Hermes 5–20; Apolodoro, Biblioteca mitológica III.10.3).
- Hermes porta el caduceo (κέρκυνος, caduceum), vara alada que según los Himnos Homéricos (a Hermes, 550–560) podía adormecer o calmar a mortales y dioses, y que también emplea en su función de psicopompo, guiando las almas de los muertos hacia el Hades. Esta capacidad como conductor de espíritus se menciona además en Homero, Ilíada XXIV, vv. 334–347, y en fuentes latinas como Ovidio, Las metamorfosis XIV, vv. 100–110, donde Mercurio actúa de manera equivalente guiando a los muertos y mensajero de los dioses.
- Ilíada XXI, 497; Odisea I, 38, V, 43, VII, 137; Hesíodo: Trabajos y días, 77
- El mensajero divino aparece en la escultura clásica Hermes con el niño Dioniso de Praxíteles (Museo Arqueológico de Olimpia), uno de los mejores ejemplos de escultura griega que combina serenidad y gracia, y en pintura renacentista y barroca es frecuente en escenas narrativas mitológicas que muestran su papel de guía o embajador de los dioses, apareciendo junto a otros dioses en episodios del panteón clásico.
- Dioniso, dios griego del vino, el éxtasis y la transformación, era central en los cultos dionisíacos, especialmente en las Dionisias —festividades teatrales y rituales— y en los misterios dionisíacos, prácticas religiosas secretas que buscaban la comunión con la divinidad a través del frenesí, la música, la danza y la ingesta ritual de vino. Estos rituales simbolizaban la liberación de las inhibiciones, la unión con la naturaleza y la trascendencia de la individualidad, y fueron interpretados por los griegos como medios de catarsis espiritual y social, así como fuentes de inspiración para la tragedia y la poesía. Referencias: Burkert, Walter. Greek Religion, Harvard University Press, 1985, pp. 192–200; Dodds, E.R. The Greeks and the Irrational, University of California Press, 1951, pp. 53–61; Graf, Fritz. Magic in the Ancient Greek World, Harvard University Press, 1997, pp. 98–102; Segal, Charles. Dionysiac Poetics and Greek Tragedy, Cornell University Press, 1999, pp. 11–18.
- El teatro griego nace como ritual religioso en honor a Dioniso, y las tragedias y comedias eran interpretaciones ceremoniales que exaltaban al dios y la comunidad. Aristóteles, Poética, 1448b; establece que la tragedia surge de la imitación ritual, vinculada a Dioniso. Plutarco, Vida de Solón 14.2; menciona la importancia de los festivales dionisíacos para la educación y la moral de los jóvenes. Pausanias, Descripción de Grecia 1.22.6; describe el Teatro de Dioniso y su relación con las celebraciones del dios.
- "Who Is Hestia Goddess? -" (Ameerika inglise). 13. september 2019. Vaadatud 6. augustil 2023.
- Hesíodo: Teogonía 940; Himnos homéricos I, VII y XXVI
- Pseudo-Apolodoro: Biblioteca mitológica III 5, 1
- Ilíada VI, 130–140
- Estrabón: Geografía X 3, 10
- Apolodoro: Biblioteca mitológica, Epítome. 1.9
- Eratóstenes: Catasterismos V (Corona)
- Los emblemas de Dioniso reflejan su vínculo con la vegetación, la fiesta y la naturaleza salvaje: la vid y la copa simbolizan el vino y la celebración (cf. Hesíodo, Teogonía 940–944; Homero, Odisea 11.185–192); la hiedra representa su presencia en la vegetación y los ritos dionisíacos (Eurípides, Bacantes 50–55); los felinos como el tigre, la pantera y el leopardo aparecen en procesiones y retablos como animales que tiran de su carro, mostrando su poder salvaje (Hesíodo, Teogonía 943–944; iconografía vasija áticas); el delfín refleja su asociación con el mar y los viajes míticos; y la cabra simboliza fertilidad y ritos de sacrificio en su honor (Ovidio, Metamorfosis III.87–95).
- Baco (Βάκχος, Bacchus) probablemente tiene raíces en palabras relacionadas con éxtasis, gritos rituales o celebración frenética. En Grecia «tanto el devoto como el dios se llaman Baco» (Burkert: Greek religion. Harvard University Press., p. 162). Para Eurípides (Bacantes 491), báquico y bacante se aplica para los cultistas de Dioniso; y para Sófocles (Edipo rey 211) Dioniso es exclusivamente en nombre del dios.
- Cicerón: De natura deorum II, 23. Agustín de Hipona: La ciudad de Dios, IV, 11
- Himno homérico XXIX, a Hestia
- "Hestia". Encyclopedia Britannica. 2021. Vaadatud 17.03.2022.
- Hesíodo: Teogonía, 455
- Himno Homérico a Afrodita (5), 21-32
- "Vesta". Encyclopedia Britannica. 2019. Vaadatud 17.03.2022.
- Himno homérico a Afrodita 21-30
- Oráculos sibilinos III, 147
- En el arte clásico su presencia es más símbolo que figura antropomorfa, representada con fuego o vestales alrededor de un hogar sagrado, y aunque no hay muchas representaciones directas de la propia Hestia, un ejemplo escultórico tardío es la estatua romana conocida como Hestia Giustiniani (copia de un original griego c. 470 a. C., Villa Albani, Roma), y en pintura renacentista o neoclásica aparece en paisajes o escenas mitológicas que evocan el fuego sagrado de Vesta o vestales, como en obras de artista anónimo que representan el culto a Vesta en la antigua Roma; esta ausencia deliberada de imágenes directas subraya su carácter de principio del hogar y fuego eterno, más que de figura narrativa en mitos visuales.
- Que Hestia cedió su puesto como diosa olímpica a Dioniso es una creencia contemporánea. Este reemplazo aparece, por ejemplo, en Robert Graves: Los mitos griegos, (27, k). Graves da dos fuentes para este relato (Apolodoro: Biblioteca mitológica III 5,3 y Pausanias: Descripción de Grecia II 31, 2) pero en ninguna de ellas se lee el reemplazo de Hestia por Dioniso. De la misma manera Kerényi (The gods of the Greeks, p.92) nos dice que «no hay ninguna historia de que Hestia haya sido jamás removida de su morada fija».
- "Greek mythology". Encyclopedia Americana. Vol. 13. 1993. p. 431.
- En la antigua Roma, el templo de Vesta estaba estrictamente reservado a las sacerdotisas vestales, cuya virginidad era considerada esencial para la seguridad y la prosperidad de la ciudad; según fuentes como Tito Livio (Ab Urbe Condita, libro I) y Plutarco (Vida de Numa, capítulo 15), las vestales debían mantener su castidad durante su servicio de treinta años, ya que cualquier violación de este voto se interpretaba como un mal presagio que podía poner en peligro a Roma y su bienestar.
- Enn. Ann. 7.240–41.
- Burkert, Walter, Greek Religion, pp. 125–127: analiza cómo las listas del Dodekatheon se adaptan a razones cultuales y sociales, excluyendo dioses ctónicos como Hades para enfatizar el culto público de los olímpicos. Nilsson, Geschichte der griechischen Religion, vol. I: confirma la exclusión de Hades de las asambleas olímpicas y altares, a favor de deidades celestes o heroizadas.
- Quamquam in antiquis scriptis Latinis exstantibus Olympicus ad Olympiam, non ad Olympum pertinet, confer locutionem apud Herodotum 7.172 "τὴν ἐσβολὴν τὴν Ὀλυμπικήν", quae ad montem spectat.
- Ilíada VIII, 13; Teogonía, 767-770
- Eurípides: Helena 524 y Alcestis 354–355
- Tercer Mitógrafo Vaticano 6, 1 (Pluto)
- Hades es principalmente el dios que permanece en el inframundo, guardián de las almas y de las puertas del reino de los muertos. En la Ilíada (8, 367): Hades es llamado Pilartes (el que cierra las puertas o el guardián de las puertas), lo que enfatiza su papel de mantener a las sombras encerradas. Excepcionalmente, en la mitología se le menciona fuera del inframundo solo en casos específicos: cuando secuestra a Perséfone (Himno homérico a Deméter) o, raramente, cuando Heracles lo hiere en Pilos obligándolo a acudir al Olimpo (Biblioteca mitológica II 7, 3). Textos como la Ilíada, la Teogonía de Hesíodo y los himnos homéricos refuerzan su papel como gobernante inexorable del inframundo, receptor de las almas y figura temida por todos.
- Ovidio: Las metamorfosis X, 8 - 85
- Para la catábasis o ‘descenso a los infiernos’, cfr. catábasis (viaje al inframundo). Odiseo en la Odisea (libro XI): consulta al adivino Tiresias. Orfeo en su intento de rescatar a Eurídice (Las metamorfosis de Ovidio). Heracles al capturar a Cerbero como parte de sus trabajos. Teseo y Pirítoo intentan raptar a Perséfone (pero fracasan).
- LIMC (Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae); entrada: Hades (vol. IV, 1988).
- El bidente se consolida como atributo de Plutón o Dis Pater. La iconografía del bidente u horca de dos púas es propia de los romanos y renacentistas. Es importante señalar que el término latino bidens designaba originalmente una azada o instrumento agrícola de dos dientes, lo cual conecta simbólicamente con la tierra, lo subterráneo y las fuerzas ctónicas.
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 13, 14 y 22
- Homero: Odisea X 494, XI 226, 385, 634; Ilíada IX 457, 569; Apolodoro: Biblioteca mitológica I 9, 15
- Homero: Ilíada XIV, 326; Odisea XI, 216; Hesíodo: Teogonía. 912; Apolodoro: Biblioteca mitológica I 5, 1
- Como diosa de la primavera y reina del inframundo, es protagonista de obras como el famoso cuadro El rapto de Proserpina de Pedro Pablo Rubens (1636‑37, Museo del Prado, Madrid) donde su figura contrasta con la oscuridad de Plutón, y en escultura la El rapto de Proserpina de Gian Lorenzo Bernini (1621‑22, Galleria Borghese, Roma) captura con virtuosismo barroco el momento del secuestro; ambas obras han marcado la iconografía occidental de Perséfone/Proserpina representando el ciclo de la vida, muerte y renacimiento.
- Tras el rapto de Perséfone da manos de Hades, esto provoca la larga búsqueda de su madre Deméter por la tierra, según relata el Himno homérico a Deméter (vv. 1–500). El mito explica que, al consumir semillas de granada en el inframundo, Perséfone queda obligada a pasar parte del año con Hades; esta tradición también se menciona en Pausanias, Descripción de Grecia I, 38, 2–3, y es comentada por Higino: Fabulae 149.
- Páez Casadiegos, Yidy, Epifanía y etiología: Ensayos sobre mito y religiosidad griega antigua, Universidad del Norte, pp. 63-69, ISBN 9789587411263 .
- Esta interpretación aparece especialmente en escolio a Teócrito, Idilios III, 48. En Himno homérico a Deméter (vv. 400–450), donde se narra la alternancia de la presencia de Perséfone con la fertilidad de la tierra, y es comentada también por Cicerón, De natura deorum II, 61, y en Pausanias, Descripción de Grecia I, 38, 2–3, que vinculan su retorno a la superficie con la renovación de los cultivos y el ciclo anual de la naturaleza.
- Chadwick, p. 85.
- Porfirio: De Antro Nympharum, 6. El filósofo neoplatónico es quien explica formalmente que a los dioses olímpicos se les erigen templos y altares elevados (bōmoi), mientras que para los dioses ctónicos se usan fosos (bóthroi) y para los héroes hogueras a ras de suelo (eschárai).
- Matthew Dillon: Girls and Women in Classical Greek Religion. London, p. 114. Routledge (2002). ISBN 0415202728.
- Dillon, p. 114.
- Dillon, Matthew (2002). Girls and Women in Classical Greek Religion (англ.). Psychology Press. с. 114. ISBN 978-0-415-20272-5. Архів оригіналу за 1 грудня 2021. Процитовано 1 грудня 2021.
- Ogden, pp. 2–3; Dowden, p. 43; Hansen, p. 250; Burkert, p. 125.
- Apolonio de Rodas, Argonáuticas i.495 y sig.
- Hesiod, Theogony 386–388.
- Hesíodo: Teogonía 384
- Гесіод, Теогонія 386—388.
- Hesíodo: Teogonía 901 y ss.
- Homero: Ilíada V, 749-751
- Hesíodo: Teogonía, 52
- Hesíodo: Teogonía 77 y ss. a partir del v. 77.
- Diodoro Sículo: Biblioteca histórica V 73, 3
- Hesíodo: Teogonía 908-912
- Hesíodo: Teogonía 217
- Pausanias: Descripción de Grecia V 15, 5: «Hay un altar con una inscripción “al Moirágetes” . Es evidente que es un sobrenombre de Zeus, que conoce todas las cosas humanas, tas que conceden las Moiras y las que no son procuradas por ellas. Cerca hay un altar alargado de las Moiras, después uno de Hermes y a continuación dos de Zeus Hipsisto».
- Segundo Mitógrafo Vaticano, 22
- Homero: Ilíada, XV, 143: «Hera llamó fuera de la mansión a Apolo y a Iris, la mensajera de los inmortales dioses».
- Hesíodo: Teogonía, 922
- Homero: Ilíada, XX, 233-235
- Pseudo-Apolodoro, Biblioteca, 1.3.1
- Homero: Ilíada V 392-402
- Diodoro Sículo: Biblioteca histórica V 73, 4
- Ilíada IX vv 502 - 512
- Ilíada XIX, 91 y ss.
- Esopo: Fábulas 100 (Zeus, Prometeo, Atena y Momo)
- Píndaro: Olímpicas, XII
- Suda, voz «Némesis»
- Diodoro Sículo: Biblioteca histórica IV 38, 4-5
- Apolodoro, Biblioteca mitológica, 2. 7. 7
- Diodoro Sículo: Biblioteca histórica IV 39, 2
- Calímaco: Himno a Artemisa 145 y ss
- Esta etimología nos la proporciona Robert Graves en su índice onomástico de Los mitos griegos.
- Homero: Odisea XI, 602–604
- En el arte clásico aparece en estatuaria y relieves asociados a santuarios de curación, destacando la figura del dios con bastón serpentino que pervive como símbolo médico; un ejemplo escultórico célebre es la estatua romana de Esculapio que se conserva en museos arqueológicos europeos (p. ej., Antikensammlung Berlin o Louvre), representando su rol de sanador, y en pintura renacentista aparecen himnos o escenas de templos de sanación en composiciones que celebran la medicina clásica, a menudo acompañadas de la serpiente del bastón de Esculapio.
- Apolodoro: Biblioteca mitológica III 10, 3; Taciano: Alocución a los griegos; Eurípides: Ion 999 y ss
- Biblioteca mitológica III 10, 3
- De Astronomica, II, 14
- Suda, voz Epíone (Ήπιόνη)
- Homero: Odisea XI, 298–304 (inmortalidad alternada y su carácter divino); Eurípides: Helena 1664–1666 (dioses salvadores vinculados al mar); Cicerón: De natura deorum 2.6 (protectores de navegantes, relacionados con el fenómeno del fuego de San Telmo); Píndaro, odas nemeas X (modelos de destreza ecuestre y protectores de atletas); Pausanias: Descripción de Grecia 3.16.1–2 (culto en Esparta y asociación con la educación gimnástica)
- Eratóstenes: Catasterismos, X (Gemelos)
- Servio, sobre las Geórgicas de Virgilio i.16; Duris, citado por Tzetzes: Sobre Licofrón 772; Apolodoro: i.4.1; Escolio sobre el Reso de Esquilo 30
- En la iconografía clásica aparece como dios pastoril de los bosques con patas de cabra, flauta (siringa) y naturaleza salvaje, y una de las esculturas renacentistas/exposiciones famosas que evocan esta figura es el grupo Fauno molestato da cupidi de Gian Lorenzo Bernini y Pietro Bernini (c. 1616‑17, mármol, The Metropolitan Museum of Art, Nueva York), que representa a un fauno jugueteando con amorcillos; aunque no hay un cuadro tan claramente célebre con Pan como protagonista, múltiples mosaicos y vasijas romanas muestran escenas de Pan con ninfas y sátiros (p. ej., representaciones en frescos y mosaicos de Pompeya) donde se destaca su vínculo con la música y la naturaleza, transmitiendo su exuberancia rústica.
- Filóstrato: Imágenes II, 11 (Pan)
- El dios del amor representado a menudo como el niño alado con arco y flechas, aparece en pintura clásica como El rapto de Proserpina de Rubens (cuyos pequeños amores acompañan la escena, presente en la mitología del amor y el deseo), y en escultura renacentista dramática destaca Cupido y Psique de Antonio Canova (1793‑97, mármol, Museo del Louvre, París), obra neoclásica que expresa el amor eterno a través de la delicada interacción de las figuras; y en pintura romántica se le ve en obras como Eros y Psique de François Gérard (1798), donde su figura alada subraya la pasión y la unión mítica de los amantes.
- Pausanias: Descripción de Grecia I 43, 6
- Apuleyo, El asno de oro VI,24.
- Varrón: De lingua latina, V, 56, citando a Ennio como referencia
- Ennianae poesis reliquiae, Lipsiae:In aedibus B.G. Teubneri, http://www.archive.org/details/ennianaepoesisre00enniuoft
- Agustín de Hipona: La ciudad de Dios VII, 2
- Любкер, 1885, с. 320. (Consentes dii // Реальный словарь классических древностей / Авт.-сост. Ф. Любкер ; Под ред. членов Общества классической филологии и педагогики Ф. Гельбке, Л. Георгиевского, Ф. Зелинского, В. Канского, М. Куторги и П. Никитина. — СПб., 1885. — С. 320.)
- En los fragmentos del Libro VI de la Biblioteca histórica, Diodoro Sículo recoge la doctrina de Evémero de Mesene según la cual muchos dioses —como Heracles o Dioniso— fueron en realidad hombres excepcionales cuya fama, tras benefactores legendarios, fue transformada en divinidad eterna. Este enfoque euhemerista ofrece una explicación histórica de los dioses como figuras humanas elevadas a estatus divino
- «Greek paganism legally recognized as known religion in Greece».
- «Societas Hellenica Antiquariorum - Helliniki Hetaireia Archaiophilon». Web.archive.org. 27 de octubre de 2009. Archivado desde el original el 27 de octubre de 2009. Consultado el 10 de junio de 2014.
- «Thyrsos - Hellenes Gentiles». Thyrsos.gr. Consultado el 10 de junio de 2014.
- «O retorno do culto aos deuses olimpicos» (em inglês). Consultado em 20 de Outubro de 2014
- Drew Campbell: Hellenismi Pakanaverkko. Viitattu 20.2.2019.
- «The organizational and operating structure of the YSEE». Ysee.gr. Consultado el 10 de junio de 2014.
- «Letter From Greece: The Gods Return to Olympus». Archaeology.org. Consultado el 10 de junio de 2014.
